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Gouvernance sanitaire et innovations : les réformes qui transforment le système de santé burkinabè

La deuxième session ordinaire du Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM) 2025 du ministère de la Santé s’est tenue ce lundi à Ouagadougou sous la présidence du ministre Lucien Robert Jean-Claude Kargougou. Placée sous le thème « Gouvernance sanitaire et innovations : quels mécanismes pour améliorer la qualité des soins et des services de santé ? », cette session a permis de faire le point sur les avancées enregistrées en 2025 et de définir les perspectives pour l’année à venir.

Des acquis tangibles dans l’accès aux soins

Selon le ministre Kargougou, l’année 2025 a été marquée par des résultats concrets en matière de gouvernance sanitaire. Le Burkina Faso a étendu la vaccination contre le paludisme et l’offre de services de santé non transmissibles via le programme WHOPEN. L’Initiative présidentielle pour la Santé 1000×5 a permis le recrutement de plus de 200 enseignants hospitalo-universitaires et l’organisation de l’Examen classant national (ECN), renforçant ainsi les ressources humaines dans le secteur.

Des infrastructures sanitaires ont été inaugurées, dont le Centre hospitalier universitaire de Pala (CHU-Pala) avec son service de radiothérapie et le Service d’aide médicale urgente (SAMU) à Bobo-Dioulasso. La première transplantation rénale au Burkina Faso a également été réalisée, illustrant les efforts du gouvernement pour améliorer la gouvernance sanitaire et la qualité des soins sur l’ensemble du territoire.

Innovation et gouvernance au service de l’efficacité

Le ministre a insisté sur la nécessité d’intégrer des outils innovants pour renforcer la gouvernance sanitaire. Plusieurs chantiers numériques ont été engagés en 2025 : création d’une plateforme de signalement des dysfonctionnements, digitalisation des programmes de travail et des gardes, automatisation de l’annuaire statistique du ministère, déploiement du dossier patient informatisé, et mise en service de la plateforme E-Flux financier. La mise en place d’un centre d’intelligence pour la santé a également été amorcée pour soutenir la gouvernance sanitaire et améliorer la prise de décision basée sur des données fiables.

Lucien Robert Kargougou a rappelé que la réussite de ces réformes repose sur des gestionnaires compétents et des équipes engagées, partageant une culture de performance et d’intégrité. La session du CASEM a été un cadre de réflexion stratégique visant à identifier les blocages, proposer des solutions réalistes et définir des mécanismes concrets pour renforcer durablement la gouvernance sanitaire du pays.

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Hommage au personnel de santé

Le ministre a rendu hommage à l’ensemble des agents de santé, en particulier ceux exerçant dans les zones à défi sécuritaire. Il a salué leur contribution essentielle à la gouvernance sanitaire, en garantissant un accès équitable et de qualité aux soins sur tout le territoire, et les a encouragés à poursuivre leur engagement en 2026.

Cette session du CASEM réaffirme l’engagement des autorités burkinabè à moderniser la gouvernance sanitaire, à renforcer les capacités et à intégrer des innovations, afin de garantir aux populations un accès élargi et efficace aux services de santé.

Yiwènè Angelina MPO (Stagiaire)

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