Filière pêche: Le Burkina Faso prépare sa grande transformation
Dans une dynamique de transformation structurelle de sa filière pêche, le Burkina Faso mise désormais sur ses eaux pour nourrir sa population. Le lancement de la 4e édition des Journées Portes Ouvertes (JPO) de la Direction Générale des Ressources Halieutiques (DGRH) marque un tournant décisif pour son économie, désormais érigée en levier de développement endogène.
Un rendez-vous stratégique pour l’autonomie alimentaire
Sous l’égide du thème « La production halieutique, un levier de développement endogène au Burkina Faso », les festivités ont débuté ce lundi 29 décembre 2025 et se poursuivront jusqu’au 31 décembre.

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Pour Moustapha Alassane Tassembedo, Directeur général de la DGRH, l’enjeu de ces trois jours dépasse la simple exposition. Il s’agit d’un cadre d’introspection visant à renforcer la connectivité entre les acteurs de la filière pêche pour optimiser la production nationale et répondre aux défis de la sécurité alimentaire et nutritionnelle.
Le bilan présenté lors de cette ouverture témoigne d’une vitalité exceptionnelle. En quelques années, le Burkina Faso a réalisé un bond productif majeur. « Nous revenons de loin », a rappelé Moustapha Alassane Tassembedo, précisant que la production annuelle, autrefois limitée à une fourchette de 1 000 à 1 200 tonnes, culmine aujourd’hui entre 17 000 et 18 000 tonnes. Cette croissance spectaculaire illustre l’efficacité des réformes engagées au sein de la filière pêche pour réduire la dépendance aux importations.

Une feuille de route pour l’avenir
L’événement, qui rassemble plus de deux cents participants, ne se limite pas aux stands de la foire. Des panels de haut niveau travaillent à la définition d’une feuille de route claire. L’objectif est d’aligner les actions de la filière pêche sur les ambitions de l’offensive agro-pastorale et halieutique portée par les autorités de la transition.
Présidant la cérémonie, le commandant Ismaël Sombié, ministre chargé de l’agriculture, a tenu à rassurer les professionnels. En réitérant le soutien gouvernemental, il a souligné que la filière pêche est une priorité absolue pour atteindre la souveraineté alimentaire.
Les réflexions menées jusqu’au 31 décembre devront se traduire par des actes concrets pour pérenniser ces acquis et booster davantage la production piscicole nationale.
CAROL SAWADOGO