Économie informelle : 72 heures pour transformer un secteur clé
L’économie informelle est à l’honneur à Ouagadougou avec le lancement de la première édition des « 72 heures de l’économie informelle », ce mardi 14 avril 2026. Initiée par le Conseil national de l’économie informelle, cette rencontre vise à structurer un secteur qui représente une part essentielle de l’économie nationale.
Économie informelle : promouvoir le consommer local
Selon le président du Conseil national de l’économie informelle, Salif Nikiema, cette initiative met l’accent sur la valorisation des produits locaux.

Un poids économique majeur
Le secteur informel représente environ 90 % des activités économiques et contribue à plus de 55 % du produit intérieur brut, selon le parrain de l’événement, Roland Achille Sow.
Du côté du gouvernement, ce secteur mobilise près de 93 % de la main-d’œuvre et environ 30 % du PIB.

Cap sur la formalisation
Les autorités ont insisté sur la nécessité de formaliser secteur informel afin de garantir un meilleur accès au financement et renforcer la sécurité économique.
Le ministre en charge des serviteurs du peuple, Mathias Traoré, a rappelé que le civisme fiscal est un levier essentiel : « payer l’impôt est un acte de patriotisme ».
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Une vitrine du savoir-faire local
En marge de l’événement, une foire est organisée à la Place de la Nation.
Elle met en lumière la richesse de l’économie informelle à travers des produits locaux variés : soumbala, poisson fumé de Bagré, artisanat en cuir, pagnes tissés ou encore objets en koko donda.
Au-delà de ces 72 heures, les organisateurs appellent à poursuivre la réflexion pour transformer durablement secteur informel.

Yiwènè Angelina MPO (Stagiaire)