Du bureau aux champs : Keda BALLAH à l’épreuve des réalités du terrain
Au sud du Tchad, la campagne agricole se joue désormais au plus près des exploitations. En visite dans le Mayo-Kebbi Est, le ministre de la Production et de l’Industrialisation agricole, Keda BALLAH, a choisi le terrain pour mesurer l’état des cultures, écouter les producteurs et identifier les difficultés qui pourraient peser sur les récoltes.
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Keda BALLAH descend dans les champs
L’agriculture ne se décrète pas depuis les bureaux de N’Djamena. Elle se mesure dans les champs, au rythme des pluies, des semences et du travail des producteurs. C’est dans cet esprit que Keda BALLAH, accompagné de plusieurs cadres de son département, a entamé une tournée de suivi de la campagne agricole dans le sud du pays.
Le jeudi 20 août 2026, la délégation ministérielle s’est rendue auprès de la Délégation générale du gouvernement dans la province du Mayo-Kebbi Est. Une étape protocolaire avant de prendre la direction des exploitations agricoles pour constater, sur place, la réalité de la campagne.
À Daba et Samga, deux villages de la sous-préfecture de Bongor rural, le constat apparaît globalement encourageant. Malgré une pluviométrie jugée irrégulière, les cultures poursuivent leur développement. Une situation qui invite toutefois à la prudence, dans une campagne où le moindre déficit hydrique peut rapidement compromettre les rendements.
Écouter les producteurs avant de décider
Sur le terrain, Keda BALLAH n’a pas seulement observé les parcelles. Le ministre a échangé directement avec les agriculteurs afin de recueillir leurs préoccupations et de mieux cerner les difficultés rencontrées depuis le début de la campagne.
Cette démarche rappelle une évidence souvent oubliée : derrière les statistiques agricoles se trouvent des producteurs confrontés quotidiennement aux aléas climatiques, aux ennemis des cultures, à l’accès aux intrants et aux difficultés techniques.
Dans les champs de sorgho visités, quelques épis en croissance présentent encore de faibles signes d’attaque par les ennemis des cultures. La menace reste limitée, mais elle mérite une surveillance constante. Pour Keda BALLAH, l’anticipation doit être privilégiée afin d’éviter qu’une situation maîtrisable ne se transforme en problème majeur à l’approche de la récolte.
La riziculture sous surveillance
La riziculture pluviale offre, elle aussi, des signes plutôt favorables. Les champs visités disposent d’une quantité d’eau jugée satisfaisante. Mais là encore, le ministère semble vouloir éviter tout excès d’optimisme.
Au-delà du constat, Keda BALLAH a instruit les cadres de son département de prendre en compte les besoins exprimés et les difficultés observées sur le terrain. L’objectif est clair : accompagner les producteurs jusqu’à la récolte et améliorer autant que possible les résultats de la campagne.
Cette tournée traduit ainsi une volonté de rapprocher l’action publique des réalités agricoles. Car si le rendement final dépendra de la météo, il dépendra aussi de la capacité des services techniques à intervenir rapidement.
Pour Keda BALLAH, le véritable test commence donc maintenant : transformer les constats de terrain en réponses concrètes. Au Tchad, où l’agriculture reste un pilier essentiel de l’économie et de la sécurité alimentaire, le suivi de la campagne ne peut être une simple opération de communication. Il doit déboucher sur des résultats visibles dans les greniers des producteurs.
Martin HIGDE NDOUBA

