Carte Laabal : Mahamadou Sana appelle les usagers à faire barrage au racket routier
La Carte Laabal est un dispositif destiné à faciliter le paiement des amendes liées aux infractions routières. Toutefois, son utilisation fait désormais l’objet de mises en garde du ministère de la Sécurité. Dans un communiqué publié le jeudi 29 octobre 2026, le camarade ministre de a sécurité Mahamadou Sana invite les automobilistes et les motocyclistes en infraction à exiger systématiquement cette carte lors des contrôles, face aux pratiques présumées de racket et de corruption.
Des pratiques présumées de racket dans le viseur du ministère
Selon le ministère de la Sécurité, des témoignages de citoyens font état de pratiques susceptibles de détourner la carte laabal de son objectif initial. Certains agents chargés des contrôles routiers l’utiliseraient comme moyen de pression sur des automobilistes et des motocyclistes en infraction à des fins de racket ou de corruption.

Le ministère estime que ces comportements présumés sont contraires aux principes d’intégrité, de probité et de justice sociale prônés par la Révolution progressiste populaire (RPP). Il rappelle que de telles pratiques portent atteinte à la confiance entre les forces de contrôle et les populations.
Face à ces dénonciations, les autorités entendent rappeler aux agents concernés les règles qui encadrent le dispositif. L’objectif est de garantir que les contrôles routiers se déroulent dans le respect des droits des usagers et des principes de transparence dans le traitement des infractions.
A lire aussi : VIH/Sida au Burkina Faso : 138,12 milliards FCFA pour le plan 2026-2030
Le paiement des amendes sans saisie systématique des engins
Le ministre Mahamadou Sana rappelle que la carte laabal a été instituée pour éviter la saisie systématique des engins des contrevenants et leur permettre de régler leurs amendes à une date qui leur convient. Ce dispositif vise également à contribuer à la lutte contre la corruption en limitant les pratiques informelles lors des contrôles.

Le ministère précise que cet outil constitue un moyen de facilitation destiné aux usagers en infraction, et non un instrument de contrainte. Il souligne par ailleurs que l’exécution de travaux d’intérêt commun ne saurait constituer la finalité principale du dispositif.
Dans son communiqué, le ministre invite ainsi les usagers en infraction à exiger la carte laabal lors des contrôles routiers. Cette démarche sera désormais considérée comme un acte citoyen et pourrait constituer une circonstance atténuante. À travers cette mesure, les autorités souhaitent encourager les citoyens à contribuer à la prévention des abus et au respect des règles établies.
Bibata NAON