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Burkina Faso : les établissements publics mobilisent 890 milliards de FCFA en 2025

Au Burkina Faso, les établissements publics de l’État et les Fonds nationaux affichent des performances financières en nette progression. Avec plus de 890 milliards de FCFA mobilisés en 2025, le gouvernement veut désormais convertir ces résultats comptables en retombées concrètes pour les populations. À Ouagadougou, le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a fixé le cap : plus d’efficacité, plus de discipline budgétaire et une gouvernance tournée vers la souveraineté économique.

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Performances financières en hausse

Burkina Faso poursuit son ambition de renforcer la solidité de ses finances publiques. À l’ouverture de la 27ᵉ Assemblée générale des Établissements publics de l’État (AG/EPE), les autorités ont présenté un bilan jugé encourageant pour l’exercice 2025.

Les établissements publics de l’État (EPE) et les Fonds nationaux ont mobilisé au total 890,4 milliards de FCFA. Dans le détail, les 88 établissements publics classiques ont généré 518,6 milliards de FCFA de ressources, pour des dépenses évaluées à 405,6 milliards de FCFA. Leur trésorerie finale atteint 172,3 milliards de FCFA, avec un taux d’autofinancement de 27,88 %, supérieur au seuil attendu.

Les Fonds nationaux affichent également une dynamique remarquable. Ils ont mobilisé 371,8 milliards de FCFA et injecté 314,7 milliards de FCFA dans l’économie, tout en enregistrant un taux d’autofinancement de 111,27 %, signe d’une capacité financière largement consolidée.

Le gouvernement exige des résultats visibles

Pour le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, ces chiffres ne constituent pas une finalité. Au Burkina Faso, l’enjeu est désormais de faire de chaque franc public un levier de transformation économique et sociale.

Le chef du gouvernement a insisté sur le renforcement de la discipline budgétaire, l’amélioration de l’efficacité des dépenses publiques et l’installation d’une véritable culture de la performance. L’objectif est de garantir que les ressources mobilisées profitent directement aux citoyens à travers des services publics plus performants.

Le thème de cette 27ᵉ Assemblée générale « La gestion des Établissements publics de l’État dans un contexte de Révolution progressiste populaire » traduit cette volonté politique de placer les établissements publics au cœur de la stratégie nationale de développement.

Faire des établissements publics des moteurs de souveraineté

Dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires et économiques, le Burkina Faso entend renforcer le rôle stratégique de ses établissements publics. Le gouvernement leur demande de contribuer davantage à la sécurisation des approvisionnements essentiels, à l’industrialisation, à la transformation locale des matières premières, au développement du capital humain ainsi qu’au renforcement de la résilience économique.

Le ministre de l’Économie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, a salué une progression de 9 % des recettes, contre une hausse limitée à 5 % des dépenses, preuve selon lui d’une gestion plus rigoureuse.

Pour 2026, l’exécutif mise sur la rationalisation des établissements publics, la digitalisation des procédures administratives, une transparence accrue et une meilleure maîtrise de la masse salariale, sans compromettre les missions de service public, notamment dans le secteur hospitalier.

Au cours de cette session, les représentants des 106 établissements publics examineront les rapports de gestion et les états financiers de l’exercice 2025. Ils devront également identifier les insuffisances persistantes et proposer des recommandations destinées à améliorer durablement la gouvernance et à renforcer la contribution des établissements publics au développement du Burkina Faso.

Martin HIGDE NDOUBA

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