Burkina Faso : 254 milliards FCFA de capital bancaire détenus par des nationaux
Le capital bancaire détenu par les investisseurs nationaux atteint environ 254 milliards de FCFA au Burkina Faso à fin 2025. Cette participation place le pays en tête de l’espace UEMOA en matière de détention nationale du capital des établissements de crédit, selon les données de la Commission bancaire de l’UEMOA.
Capital bancaire : le Burkina Faso en tête de l’UEMOA
À fin 2025, la capitalisation globale des établissements de crédit installés au Burkina Faso s’établissait à 376,25 milliards de FCFA.
Sur ce montant, les investisseurs privés nationaux détenaient 176,83 milliards de FCFA, tandis que l’État burkinabè disposait de 77,55 milliards de FCFA.
À eux deux, ces actionnaires nationaux détenaient ainsi environ 254,38 milliards de FCFA, soit près de 67,6 % du capital bancaire du pays.
Les investisseurs non nationaux détenaient, pour leur part, environ 121,86 milliards de FCFA.
Une forte présence des capitaux nationaux
Cette configuration place le Burkina Faso devant les autres pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine en matière de participation nationale au capital bancaire.
La situation traduit le poids important des capitaux burkinabè dans le secteur financier national, alors que les groupes et investisseurs étrangers occupent traditionnellement une place importante dans les systèmes bancaires de la région.
Cette présence nationale concerne à la fois l’État et les investisseurs privés burkinabè.

Yennenga Holding et les ambitions économiques du Burkina Faso
Cette dynamique s’inscrit dans les orientations engagées par l’État pour renforcer la mobilisation des ressources internes.
La création de Yennenga Holding, ainsi que le développement de groupes privés burkinabè, participent à cette volonté de favoriser l’émergence d’acteurs nationaux capables de s’imposer sur les marchés régionaux.
L’objectif est notamment de mobiliser davantage les ressources disponibles au niveau national afin de contribuer au financement des investissements et des grands projets.
A lire aussi : Pékin : Pingdwendé Gilbert Ouédraogo visite StarTimes
Capital bancaire : le défi du financement de l’économie
La forte présence des nationaux dans le capital bancaire constitue toutefois une étape qui devra se traduire par un meilleur financement de l’économie.
L’enjeu sera notamment de renforcer la capacité du système financier à accompagner la production, l’industrie, l’agriculture, les petites et moyennes entreprises ainsi que les infrastructures.
Au-delà de la détention du capital, la portée de cette évolution se mesurera donc à la capacité des établissements financiers à soutenir durablement la transformation de l’économie burkinabè.
Selon les données de la Commission bancaire de l’UEMOA, le Burkina Faso confirme ainsi le poids croissant des capitaux nationaux dans son secteur bancaire à fin 2025.
Yiwènè Angelina MPO
Source : Commission Bancaire de l’UEMOA – Rapport 2024-202