Bac 2026 au Tchad : l’ONECS veut tourner la page des fraudes
En lançant l’enrôlement biométrique des candidats au baccalauréat, l’ONECS ouvre un nouveau chapitre dans la modernisation des examens au Tchad, avec en ligne de mire la lutte contre la fraude et une meilleure traçabilité des candidats.
Depuis le 5 février 2026, l’Office national des examens et concours du supérieur (ONECS) déploie à travers le pays une opération inédite d’identification biométrique des candidats au baccalauréat. Pour ONECS, cette étape marque une évolution majeure dans la gestion des examens nationaux, longtemps confrontés à des défis d’organisation et de fiabilité.
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À N’Djamena, le coup d’envoi a été donné dans le 7ᵉ arrondissement, avec l’ouverture de centres d’enrôlement dans les lycées d’Habbena et d’Amtoukouin. Dans ces sites pilotes, ONECS supervise la collecte des données biométriques – empreintes digitales et informations personnelles – selon un protocole standardisé.
ONECS: moderniser pour sécuriser
En effectuant une visite de terrain, le Directeur des Examens et Concours du Supérieur, Dr Abakar Mahamat Hassaballah, a insisté sur la dimension stratégique de l’opération. Selon lui, ONECS a mobilisé des ressources humaines et matérielles conséquentes afin d’assurer un enrôlement rapide et fiable.
L’introduction de la biométrie vise notamment à réduire les risques de substitution de candidats et les doublons administratifs. Une réforme qui s’inscrit dans un mouvement plus large de numérisation des services publics au Tchad, où les examens nationaux représentent un enjeu social majeur.
Au-delà de l’aspect technique, la réussite de cette campagne pourrait renforcer la confiance dans le baccalauréat tchadien, diplôme clé pour l’accès à l’enseignement supérieur. En misant sur l’identification biométrique, ONECS cherche à envoyer un signal fort : celui d’un examen mieux sécurisé et aligné sur les standards contemporains.
Martin HIGDE NDOUBA