Assassinat de Viviane Compaoré : la perpétuité requise contre l’accusé
L’affaire Viviane Compaoré est au cœur d’un procès bouleversant au Burkina Faso. À l’issue des réquisitions du ministère public, le parquet a demandé la réclusion criminelle à perpétuité contre l’accusé, jugé pour l’assassinat et le vol aggravé de l’ancienne ministre.
Un accusé face à ses propres aveux devant le tribunal
Le procès de l’assassinat de Viviane Compaoré a connu un moment décisif lors de l’audience consacrée aux réquisitions du ministère public. Le parquet a requis la réclusion criminelle à perpétuité contre l’accusé, Yannick Bougouma, poursuivi pour assassinat et vol aggravé.
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Au cours des débats, l’accusé a reconnu s’être rendu de nuit au domicile de Viviane Compaoré. Face aux questions du parquet, il a admis s’être introduit dans la maison avant de prendre deux couteaux dans la douche pour porter les coups mortels à la victime.

Interrogé sur le geste d’étranglement qui aurait précédé la mort de Viviane Compaoré, l’accusé a tenu des propos qui ont laissé la salle d’audience dans l’incompréhension. « Je ne suis pas le premier à avoir étranglé quelqu’un, il y a les commandos, les hindous », a-t-il déclaré, provoquant un profond malaise parmi les personnes présentes.
La partie civile réclame justice mais seulement un franc symbolique
Dans sa plaidoirie, la partie civile a estimé que les infractions d’assassinat et de vol aggravé sont clairement établies dans l’affaire Viviane Compaoré. Elle a demandé que l’accusé soit reconnu coupable, tout en réclamant un franc symbolique au titre des dommages et intérêts, affirmant que la vie humaine ne peut être monnayée.
Pour les proches et les observateurs, ce procès reste avant tout celui de la mémoire de Viviane Compaoré, dont la disparition tragique continue de marquer l’opinion publique. Le verdict du tribunal est désormais très attendu.
AMINA KABO DJARMAH
Source/Mali web