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Armées: la guerre soudanaise aux portes du Tchad

Dans la nuit du 25 décembre 2025, vers 2 heures du matin, un camp militaire tchadien a été visé par une attaque par drone dans la localité de Tiné, province du Wadi-Fira, à l’est du pays. L’annonce a été faite par l’État-Major Général des Armées, qui a immédiatement communiqué sur la gravité de l’incident.

Selon les informations fournies par l’État-Major Général des Armées, l’attaque a entraîné la mort de deux soldats des Forces Armées Nationales Tchadiennes (FANT) et fait un blessé. Un bilan humain lourd qui ravive les inquiétudes autour de la sécurité des zones frontalières, déjà fragilisées par les conflits régionaux.

Armées: la guerre soudanaise aux portes du Tchad

Une condamnation ferme de l’autorité militaire

Dans son communiqué, l’État-Major Général des Armées a condamné avec la plus grande fermeté cette incursion armée, qualifiée d’agression injustifiée contre une position militaire régulière. Pour le commandement tchadien, il s’agit d’une violation caractérisée de l’intégrité territoriale et de la souveraineté nationale.

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Pour l’État-Major Général des Armées, cette attaque n’est ni accidentelle ni isolée. Elle serait intentionnelle et délibérée, dans un contexte régional marqué par la persistance du conflit au Soudan voisin. Le haut commandement met en garde les parties belligérantes soudanaises contre toute extension du conflit sur le sol tchadien.

La légitime défense invoquée

Armées: la guerre soudanaise aux portes du TchadFace à cette situation, l’État-Major Général des Armées affirme que les Forces Armées Nationales Tchadiennes se réservent le droit de répondre avec vigueur à toute nouvelle violation de l’espace aérien ou territorial. Une éventuelle riposte s’inscrit, précise-t-il, dans le cadre de l’article 51 de la Charte des Nations Unies relatif à la légitime défense.

L’alerte lancée par l’État-Major Général des Armées intervient dans un contexte de forte instabilité sécuritaire à l’est du Tchad. Depuis plusieurs mois, les retombées du conflit soudanais mouvements de groupes armés, flux de réfugiés, incidents transfrontaliers exercent une pression constante sur les dispositifs militaires tchadiens.

Le dialogue comme ultime rempart

Cette attaque, loin d’être un fait isolé, illustre une nouvelle fois les répercussions directes des conflits soudanais sur le Tchad. Pour de nombreux observateurs, éviter que la poudre ne mette définitivement le feu aux frontières passe par un dialogue franc et responsable entre les acteurs régionaux. Un message que l’État-Major Général des Armées semble vouloir rappeler, tout en préparant le pays à défendre sa souveraineté sans concession.

Martin HIGDE NDOUBA

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