Alino Faso : un cercueil, mille questions…
La dépouille de Christophe Alain Traoré, alias Alino Faso, est arrivée à Ouagadougou le lundi 18 août 2025. L’activiste burkinabè, qui avait été détenu pendant six mois à Abidjan, est décédé le 24 juillet 2025.
Des doutes et des accusations entourent la mort d’Alino Faso
Selon un communiqué du procureur ivoirien du 27 juillet, sa mort est due à un « suicide ». L’arrivée de son corps sur le sol burkinabè a provoqué un rassemblement massif à l’aéroport international de Ouagadougou. Une foule nombreuse, vêtue de blanc et de noir, a accueilli son cercueil dans une atmosphère de deuil, de tristesse et d’émotion.

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Bien que la version officielle soit le suicide, la famille et les amis de l’activiste burkinabè Alino Faso rejettent cette thèse et réclament justice. L’activiste Asalfo Yoss, de son vrai nom Salif Nikiéma, a déclaré, la voix brisée, qu’il était convaincu que Alino Faso ne s’était pas suicidé mais avait été « lâchement assassiné ». Un autre proche a soulevé des questions sur la capacité du gouvernement à agir « face à un régime criminel » et a appelé la justice burkinabè à « situer les responsabilités ».

Un rapatriement et des appels à la dignité
L’oncle d’Alino Faso, Sébastien Bouda, a exprimé sa tristesse tout en se disant réconforté par la mobilisation. Le président de l’Alliance Citoyenne pour le Développement (ACD), le Razang Naaba Sonré de Kogho, a quant à lui salué les efforts des autorités burkinabè pour le rapatriement du corps de celui « qui œuvrait pour le Faso et pour l’Afrique ». Tous ont souligné l’importance de faire la lumière sur les circonstances de la mort d’Alino Faso.
En rappelle que le gouvernement burkinabè a officiellement rejeté la version du suicide. Le 28 juillet, le porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a laissé planer de nombreuses zones d’ombre sur les circonstances du décès d’Alino Faso. Ce désaccord renforce la détermination des proches à obtenir justice.
CAROL SAWADOGO