À la veille du SEMICA, les enjeux dépassent les stands
À quelques jours du coup d’envoi officiel, les préparatifs du Salon international des mines, de l’énergie et des carrières (SEMICA) entrent dans leur phase finale à N’Djamena. La capitale tchadienne se prépare à devenir, durant trois jours, un point de convergence pour les acteurs des industries extractives venus d’Afrique et d’ailleurs.
Ce week-end, la ministre du Pétrole, des Mines et de la Géologie, Ndolenodji Alixe Naïmbaye, a effectué une visite d’inspection des sites devant abriter le SEMICA. Objectif : s’assurer que les infrastructures, la logistique et l’accueil répondent aux standards internationaux. Cette démarche illustre la volonté des autorités de faire de l’événement une vitrine crédible du potentiel tchadien.

Bien plus qu’un salon commercial
Prévu du 21 au 23 janvier 2026, le SEMICA ne se limite pas à une exposition de stands. Il se veut un espace de dialogue stratégique, où décideurs publics, investisseurs privés et experts sectoriels débattront des grandes orientations à donner aux industries extractives dans un contexte de transition économique.
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Placée sous le thème « Industries extractives : relever les défis de la Vision 2030 », cette édition du SEMICA mettra en avant la transformation locale des ressources, la création de valeur ajoutée nationale et la durabilité environnementale. Autant d’enjeux cruciaux pour un pays désireux de rompre avec le simple modèle d’exportation brute.
Un rendez-vous attendu
À l’approche de l’ouverture officielle, SEMICA s’annonce comme un test grandeur nature pour la capacité du Tchad à organiser des événements économiques d’envergure et à inscrire ses ressources naturelles au service d’un développement durable et souverain.
Martin HIGDE NDOUBA