Pratiques homosexuelles : qui sera visé par les nouvelles sanctions ?
Le Burkina Faso a adopté un nouveau cadre juridique qui criminalise les pratiques homosexuelles. Le lundi 1ᵉʳ septembre 2025, l’Assemblée législative de transition du Burkina Faso a adopté un nouveau Code des personnes et de la famille.
Une nouvelle législation en phase avec les traditions
Ce texte de loi prévoit désormais une répression pour les personnes reconnues coupables de pratiques homosexuelles ou assimilées. Les sanctions comprennent des peines d’emprisonnement allant de deux à cinq ans, ainsi que des amendes dont le montant n’a pas été officiellement communiqué. Cette mesure vise à renforcer le cadre juridique national face à des pratiques jugées contraires aux valeurs et traditions du pays.
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L’adoption de cette loi intervient dans un contexte de débat social intense sur la préservation des valeurs culturelles et familiales au Burkina Faso. Les responsables politiques estiment que les pratiques homosexuelles sont en opposition avec la vision de la famille traditionnellement défendue par la société burkinabè. Cette législation marque une volonté des autorités de protéger les institutions familiales et d’affirmer la souveraineté du pays sur ses choix sociétaux.

Sanctions et expulsion pour les non-nationaux
Le ministre de la Justice, Rodrigue Bayala, a précisé que les sanctions prévues par le Code s’appliquent à tous. Il a notamment souligné le cas des récidivistes non-burkinabè. Selon lui, toute personne de nationalité étrangère qui commettrait une récidive sera « purement et simplement expulsée du pays ».
Avec ce nouveau Code, le Burkina Faso rejoint une liste croissante de pays africains ayant légiféré de manière explicite sur la question des pratiques homosexuelles. Cette mesure illustre la tendance de certains pays du continent à durcir leur position légale face aux pratiques homosexuelles, en s’appuyant sur des arguments de préservation des valeurs traditionnelles et de l’identité nationale.
CAROL SAWADOGO