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Projet PROTECT : 8 pays d’Afrique de l’Ouest mobilisés contre la traite des êtres humains

Le projet PROTECT, acronyme de « Prévenir la traite des êtres humains par le renforcement opérationnel, le transfert de savoir-faire et de compétences, l’échange entre partenaires et la coopération transfrontalière », a officiellement été lancé à Lomé, ce mercredi 4 novembre 2026. Financé à hauteur de 8 millions d’euros par l’Agence française de développement (AFD) et mis en œuvre par Expertise France, ce programme entend renforcer les capacités des acteurs nationaux et régionaux face à un phénomène qui dépasse les frontières.

L’atelier régional de lancement, organisé les 4 et 5 novembre à Lomé, réunit des représentants de huit pays, à savoir le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana, la Guinée, le Liberia, le Nigeria, la Sierra Leone et le Togo. Les échanges portent notamment sur la coordination des interventions, la protection des victimes, la coopération transfrontalière et l’amélioration des données relatives à la traite des personnes.

Projet PROTECT mise sur la coopération régionale et la protection des victimes

Mis en œuvre jusqu’au 31 octobre 2029, le projet PROTECT repose sur une approche globale qui associe prévention, protection des victimes, répression et renforcement de la chaîne pénale. Cinq pays bénéficieront d’interventions nationales, tandis que trois autres participeront aux échanges régionaux.

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Pour Tiguida Camara, directrice adjointe du département Gouvernance d’Expertise France, cette dimension collective est essentielle.

« Le projet PROTECT se veut aligné avec les priorités des stratégies nationales », a-t-elle expliqué, précisant que les acteurs nationaux sont placés au centre du pilotage des actions.

Au Togo, cette initiative vient consolider les acquis déjà enregistrés dans la lutte contre la traite. Dr Amah Ajavon, directeur général de la protection de l’enfance et président de la Commission nationale de lutte contre la traite, souligne l’importance de cette collaboration.

« La question de la lutte contre la traite n’est pas une question nationale. C’est une question internationale. Et donc, on ne peut pas mener cette lutte en étant isolés », a-t-il déclaré.

Projet PROTECT renforce les mécanismes de lutte et les réponses aux nouvelles menaces

Au-delà de la coopération, le programme accorde une attention particulière aux données, aux inégalités de genre et aux nouvelles formes d’exploitation facilitées par le numérique. Les diagnostics nationaux et régional réalisés durant la phase de démarrage doivent permettre de mieux cerner les réalités du phénomène et d’adapter les interventions.

Le financement de 8 millions d’euros constitue, selon Matthieu Genin, responsable des équipes projets Gouvernance à la direction régionale Golfe de Guinée de l’AFD, un premier engagement de l’institution dans ce domaine. Il insiste également sur la nécessité de mieux documenter le phénomène, les données disponibles ne reflétant qu’une partie de la réalité.

Représentant la ministre chargée des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance, le docteur Minza Mazama-Esso a officiellement ouvert les travaux. Il a appelé à des recommandations concrètes et à des engagements mesurables pour renforcer durablement la lutte contre la traite des êtres humains dans la région.

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