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Père Angelo Gherardi, six décennies au service des plus démunis, s’en est allé

Le Tchad perd l’une des figures marquantes de son engagement religieux et humanitaire. Le Père jésuite italien Angelo Gherardi est décédé dimanche 1er novembre 2026, jour de la solennité de la Toussaint. Après plus de six décennies au service des populations tchadiennes, notamment dans le diocèse de Sarh, il laisse derrière lui un héritage marqué par la construction d’infrastructures sanitaires, éducatives et sociales.

Plus de six décennies consacrées aux populations tchadiennes

Une page importante de l’histoire missionnaire et humanitaire du Tchad se tourne. Le Père Angelo Gherardi, missionnaire jésuite d’origine italienne, s’est éteint dimanche 1er novembre 2026. Son décès intervient à une date symbolique pour l’Église catholique, celle de la célébration de la Toussaint, qui honore les saints et les témoins de la foi.

Arrivé au Tchad il y a plus de 60 ans, ANGELO GHERARDI a consacré une grande partie de son existence à servir les populations, particulièrement dans le diocèse de Sarh. Son engagement, inscrit dans la durée, dépasse largement le cadre de l’activité pastorale. Il s’est également illustré dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’assistance aux personnes les plus vulnérables.

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Pour ce religieux, la mission chrétienne ne se limitait pas à la prédication. Elle devait aussi se traduire par des actions concrètes en faveur de ceux qui souffrent. Une conception de la foi qui l’a conduit à investir son énergie dans des projets destinés à améliorer les conditions de vie des communautés.

Des hôpitaux et des écoles comme héritage

Parmi les réalisations associées à son parcours figurent des infrastructures sanitaires devenues des références dans le paysage médical tchadien. ANGELO GHERARDI est notamment connu pour avoir fondé l’hôpital Bon Samaritain de N’Djaména ainsi que l’hôpital de Goundi.

Ces établissements témoignent d’une volonté de rapprocher les soins de santé des populations, dans un pays où l’accès aux services médicaux demeure un défi majeur, particulièrement dans les zones éloignées des grands centres urbains.

Au-delà des structures hospitalières, son engagement s’est également traduit par la création de centres de santé et d’établissements scolaires. Des initiatives qui ont contribué à renforcer l’accès aux soins et à l’éducation, deux piliers essentiels du développement humain.

À travers ces réalisations, ANGELO GHERARDI a fait de la solidarité une véritable ligne de conduite. Son action a notamment bénéficié aux populations démunies, pour lesquelles les infrastructures sociales constituent parfois l’unique possibilité d’accéder à des services essentiels.

Une vie de service au-delà des frontières

Le parcours d’ANGELO GHERARDI rappelle celui de ces missionnaires qui ont choisi de consacrer leur existence à des communautés loin de leur terre natale. Pendant plus de six décennies, il a fait du Tchad son espace de mission, de partage et de solidarité.

Son décès soulève également la question de la pérennisation des œuvres sociales et sanitaires portées par des initiatives religieuses et humanitaires. Dans un contexte où les besoins en santé et en éducation restent considérables, la continuité de ces structures représente un enjeu important.

Avec la disparition d’ANGELO GHERARDI, le Tchad perd un religieux dont l’action aura marqué plusieurs générations. Son héritage ne se mesure pas uniquement au nombre d’années passées dans le pays, mais aussi aux vies touchées par son engagement.

Plus qu’un missionnaire, ANGELO GHERARDI laisse derrière lui des infrastructures, des œuvres et une mémoire de solidarité.

Martin HIGDE NDOUBA

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