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Peine de mort au Burkina Faso : le nouveau Code pénal marque-t-il un tournant historique ?

La peine de mort fait son retour dans le débat judiciaire au Burkina Faso avec l’adoption, le mardi  20 octobre 2026, du nouveau Code pénal par l’Assemblée législative du peuple (ALP). Voté à l’unanimité des 71 votants, le texte prévoit plusieurs réformes majeures, dont le rétablissement de cette sanction pour certaines infractions.

Plus de 900 articles pour réformer la justice

Le nouveau Code pénal a été adopté en séance plénière sous la présidence du Camarade Dr Ousmane Bougouma, Président de l’Assemblée législative du peuple. Le gouvernement était représenté par le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala.

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Examiné par la Commission des affaires générales, institutionnelles et des droits humains (CAGIDH), le texte a fait l’objet de plus de 700 amendements de forme et de fond. Il comprend neuf livres, 33 titres et 97 chapitres, pour un total de plus de 900 articles.

Cette réforme vise à adapter la législation aux réalités nationales, à lutter contre les nouvelles formes de criminalité et à renforcer la protection des personnes et des biens.

Peine de mort, délits de presse : des mesures qui interpellent

Parmi les principales innovations, le rétablissement de la peine de mort pour certaines infractions figure parmi les mesures les plus marquantes. Le texte prévoit également la re-pénalisation des délits de presse, des sanctions proportionnelles aux montants détournés et un durcissement des peines liées aux infractions routières.

La peine de mort soulève ainsi une question centrale : jusqu’où le Burkina Faso entend-il aller dans le durcissement de sa réponse pénale ? Cette disposition, comme les autres innovations du Code, devrait alimenter les débats sur la justice, la sécurité et la protection des libertés.

Avec cette réforme, les autorités affichent leur volonté de renforcer l’arsenal juridique face à la criminalité. Reste à observer les modalités d’application de ces nouvelles dispositions.

Et vous, êtes-vous favorable au rétablissement de la peine de mort pour certaines infractions au Burkina Faso ?

AMINA KABO DJARMAH

Source/Assemblée Législative du Peuple 

 

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