Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo reçoit 4 ministres de l’AES et du Togo
Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, le Premier ministre du Burkina Faso, a reçu le mardi 13 octobre 2026 à Ouagadougou quatre ministres chargés de l’Enseignement supérieur du Burkina Faso, du Mali, du Niger et du Togo. Cette audience intervient dans le cadre de la deuxième conférence des responsables des institutions d’enseignement supérieur et de recherche de l’AES.

Rimtalba Ouédraogo échange avec les ministres de l’Enseignement supérieur
Cette rencontre s’inscrit dans le programme de la deuxième Conférence des responsables des institutions d’enseignement supérieur et de recherche (IESR) de l’AES, organisée les 13 et 14 octobre dans la capitale burkinabè.
La délégation comprenait le ministre burkinabè de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le professeur Adjima Thiombiano ; son homologue malien, le professeur Bouréma Kansaye ; le ministre nigérien de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation technologique, le professeur Mamadou Saidou ; ainsi que le ministre délégué togolais chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le professeur Gado Tchangbedji.
Les échanges ont porté sur la coopération entre les pays participants en matière de formation universitaire, de recherche scientifique et d’innovation.

Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo : l’endogénéisation des formations au centre des discussions
Placée sous le thème « Harmonisation et endogénéisation des systèmes d’enseignement supérieur, de recherche et d’innovation pour des ressources humaines compétentes et un développement harmonieux des pays de l’AES », la conférence vise à rapprocher les systèmes universitaires des besoins des sociétés concernées.
Au cours de l’audience, le camarade Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a encouragé les ministres à poursuivre leurs échanges afin de renforcer la coopération régionale. Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a notamment insisté sur la nécessité de développer des réponses adaptées aux réalités des pays et de valoriser leurs propres ressources humaines et intellectuelles.
Le chef du Gouvernement burkinabè Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a appelé à une évolution des formations pour qu’elles répondent davantage aux besoins des populations. Cette orientation implique notamment de mieux prendre en compte les contextes nationaux, les savoirs endogènes et les priorités de développement.
Le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a également salué la participation du Togo, estimant que les échanges scientifiques et universitaires ne doivent pas être limités par les frontières.

Le Togo participe aux travaux comme pays invité
La présence du Togo à cette conférence élargit le cadre des échanges au-delà des trois États membres de l’AES : le Burkina Faso, le Mali et le Niger.
À l’issue de l’audience, le ministre nigérien Mamadou Saidou a expliqué que la délégation était venue présenter ses civilités au Premier ministre et lui rendre compte du déroulement des travaux.
Il a rappelé que cette deuxième édition prolonge les engagements pris à Bamako en juin 2025, conformément à la volonté des chefs d’État de l’AES. Il a également salué l’attention accordée par le chef du Gouvernement aux préoccupations des différents systèmes d’enseignement supérieur.
Pour sa part, Gado Tchangbedji a remercié les pays de l’AES pour l’invitation adressée au Togo. Il a souligné que cette participation rejoint les orientations de son pays en matière d’intégration régionale et de développement commun.
Le ministre togolais a notamment évoqué l’expérience de certains pays asiatiques pour souligner l’importance de renforcer les capacités africaines en matière de formation et de recherche scientifique.
Il a également rappelé que la feuille de route de son pays prévoit le développement d’un capital humain productif et d’une recherche mieux adaptée aux besoins nationaux.

A lire aussi : Adjima Thiombiano signe un accord pour harmoniser les formations de l’AES
Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo : la recherche universitaire appelée à contribuer au développement
La rencontre de Ouagadougou met en avant une question centrale pour les pays participants : comment mieux relier les connaissances produites dans les universités aux besoins des populations ?
L’harmonisation des systèmes d’enseignement supérieur et de recherche doit faciliter la coopération entre les institutions, tout en favorisant le développement de compétences utiles aux économies nationales.
L’endogénéisation des formations constitue un autre axe de cette démarche. Elle vise à valoriser les réalités locales et les connaissances africaines dans les programmes universitaires, sans négliger les exigences scientifiques et l’ouverture internationale.
Pour les participants, la coopération régionale peut également favoriser le partage d’expériences et la mise en commun des compétences.
Cette audience avec le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo intervient ainsi dans une séquence de concertation consacrée à l’avenir de l’enseignement supérieur au sein de l’AES et à la coopération avec le Togo. Les conclusions de la conférence doivent contribuer à préciser les orientations communes en matière de formation, de recherche et d’innovation.

Yiwènè Angelina MPO
Source : 𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞
