Jean Emmanuel Ouédraogo veut-il faire des richesses de l’AES un moteur d’emplois et d’industries ?
Jean Emmanuel Ouédraogo, le Premier ministre, chef du gouvernement burkinabè, veut désormais que les ressources du sous-sol de l’AES produisent davantage de valeur sur place, à travers la transformation locale, l’industrialisation et la création d’emplois.
Jean Emmanuel Ouédraogo pose les conditions d’un nouveau modèle
À l’ouverture de la 8e édition de la Semaine des activités minières d’Afrique de l’Ouest (SAMAO), couplée à la première Semaine de l’Énergie, des Mines et des Hydrocarbures de l’AES (SEMH-AES), le message du Premier ministre est clair : posséder des ressources naturelles ne suffit plus.
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Jean Emmanuel Ouédraogo estime que la souveraineté passe aussi par la capacité à connaître, sécuriser, transformer et mieux valoriser les richesses naturelles. Son intervention met ainsi l’accent sur quatre priorités : la sécurisation des territoires et des infrastructures, la transformation locale, une meilleure gouvernance des ressources et la maîtrise de l’énergie.
Cette orientation répond à une réalité économique majeure : tant que les matières premières sont principalement extraites puis exportées sans transformation suffisante, une partie importante de la valeur ajoutée échappe aux économies locales.
Emmanuel Ouédraogo mise sur l’énergie, les entreprises et la jeunesse
Le défi ne se limite donc pas au secteur minier. Pour Jean Emmanuel Ouédraogo, l’industrialisation dépend également d’une énergie disponible, fiable et abordable. Le rapprochement entre la SAMAO et la SEMH-AES traduit cette volonté de réfléchir ensemble aux liens entre mines, énergie et hydrocarbures.
Jean Emmanuel Ouédraogo appelle également les investisseurs à s’inscrire dans des partenariats transparents, avec davantage de transfert de technologies et de compétences. Dans le même temps, les entreprises nationales sont invitées à renforcer leurs capacités afin de prendre une place plus importante dans les marchés liés aux secteurs extractifs.
Jean Emmanuel Ouédraogo adresse enfin un message particulier à la jeunesse : se former, innover et entreprendre. L’enjeu est de faire des métiers des mines, de l’énergie, des hydrocarbures et de la transformation industrielle de nouveaux espaces d’opportunités.
Au fond, Jean Emmanuel Ouédraogo pose une question qui dépasse la seule organisation de la SAMAO : l’AES peut-elle passer durablement d’une économie fondée sur l’extraction à une économie davantage portée par la transformation et la création de valeur locale ?
La réponse dépendra moins des discours que de la capacité à transformer ces orientations en projets industriels, en infrastructures, en compétences et surtout en emplois. C’est là que se mesurera la portée réelle de cette nouvelle ambition.
AMINA KABO DJARMAH
Source/Primature du Burkina




