La ministre Assa Badiallo Toure face au défi de l’hémodialyse
Assa Badiallo Toure la ministre de la Santé du Mali poursuit sa tournée dans les centres d’hémodialyse de Bamako, avec un objectif clair : vérifier la continuité des soins et mesurer les difficultés auxquelles restent confrontés les patients atteints d’insuffisance rénale.
Des patients rassurés, mais une demande qui dépasse les capacités
La visite de Assa Badiallo Toure dans les trois centres de dialyse de Bamako met en lumière une réalité contrastée. La gratuité des soins et la multiplication des centres apportent un soulagement réel aux patients, qui saluent les efforts des autorités.
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Mais derrière cette satisfaction persiste un défi majeur : la demande reste supérieure aux capacités disponibles. Au centre de la Commune V, 63 patients programmés et 11 patients admis en urgence sont actuellement pris en charge. Les centres du Génie militaire et de la Commune IV connaissent eux aussi une forte fréquentation.
Pour la ministre de la santé Assa Badiallo Toure, l’enjeu ne se limite donc plus à maintenir les équipements en fonctionnement. Il s’agit désormais d’anticiper l’augmentation du nombre de malades, de sécuriser les stocks d’intrants et d’améliorer l’organisation des séances.
La décentralisation comme réponse à une urgence sanitaire
La stratégie engagée par Assa Badiallo Toure repose également sur le rapprochement des soins spécialisés. La décentralisation des services de dialyse, déjà amorcée à Kayes, Sikasso, Ségou et Mopti, doit permettre de réduire les déplacements imposés aux patients.
La digitalisation du système est également envisagée afin d’améliorer le suivi et le décompte des patients, alors que certains malades restent encore en attente.
L’annonce d’études en vue d’une transplantation rénale constitue, par ailleurs, une perspective importante. Pour Assa Badiallo Toure, cette piste pourrait ouvrir un nouveau chapitre dans la prise en charge de l’insuffisance rénale au Mali.
Au-delà des infrastructures, Assa Badiallo Toure insiste enfin sur la prévention. Infections urinaires, automédication, épisodes répétés de paludisme, drogues et certaines consommations à risque figurent parmi les facteurs pouvant fragiliser les reins.
L’enjeu est désormais de transformer les avancées enregistrées en une prise en charge durable, accessible et capable de répondre à une demande qui ne cesse de progresser.
AMINA KABO DJARMAH
Source/ Ministère de la Santé et du Développement Social du Mali




