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Politiste48 : Ouagadougou au cœur des réflexions sur les défis sécuritaires et politiques

Politiste48 s’invite à l’Université Joseph Ki Zerbo avec le lancement de la première édition des 48 heures du politiste , un rendez-vous scientifique  porté par les étudiants en sciences politiques pour analyser les mutations politiques, sociales et sécuritaires que traverse le Burkina Faso.

 L’Université Joseph Ki Zerbo a vibré, ce vendredi 30 janvier 2026, au rythme de la première édition des « 48 heures du politiste », une initiative du Club des étudiants en sciences politiques placée sous le thème : « Science politique et dynamiques politique, sociale et sécuritaire au Burkina Faso ». Pendant deux jours, enseignants-chercheurs, étudiants et acteurs institutionnels croisent leurs regards pour mieux comprendre les transformations en cours dans le pays.

Au cœur de cette dynamique, Politiste48 se veut un espace d’échanges intellectuels, de débats rigoureux et de production de connaissances adaptées aux réalités nationales. L’activité est parrainée par le directeur général du Centre national d’études stratégiques (CNES), le général de brigade Aimé Barthélemy Simporé, dont la présence a renforcé la portée institutionnelle de l’événement.

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 Une plateforme académique face aux mutations sécuritaires

 Dans son allocution, le général Simporé a salué une initiative en parfaite adéquation avec la mission du CNES, structure publique dédiée à l’aide à la décision stratégique de l’État. Il a rappelé que le Centre entretient des partenariats étroits avec les universités et soutient toute action contribuant à la réflexion stratégique nationale. Pour lui, Politiste48 arrive à point nommé dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants et des recompositions sociopolitiques profondes au sein des sociétés sahéliennes.

L’un des temps forts de ces 48 heures a été la communication d’Abdoul Karim Saïdou, maître de conférences agrégé en science politique. Revenant sur le rôle du politiste dans un environnement national bouleversé par la crise sécuritaire, il a analysé l’impact de l’insécurité sur la gouvernance, la vie politique et les libertés publiques. Il a également insisté sur la nécessité, pour les États, de repenser les mécanismes de régulation politique, la participation citoyenne et les modes de sélection des gouvernants, afin de préserver la légitimité des institutions et la cohésion sociale. Selon lui, Politiste48 offre justement un cadre pertinent pour nourrir ce type de réflexion scientifique et critique.

Étudiants, chercheurs et institutions mobilisés pour penser l’avenir

Du côté des étudiants, l’enthousiasme est palpable. Pour le président du Club des étudiants en sciences politiques, Boukary Kouanda, ces 48 heures constituent « un cadre de réflexion collective, de débat intellectuel et de valorisation de la discipline ». Il voit en Politiste48 une opportunité de rapprocher la théorie enseignée dans les amphithéâtres des réalités du terrain, tout en stimulant l’engagement académique de la jeunesse universitaire.

La directrice de l’UFR Sciences juridiques et politiques, la professeure Sylvie Zongo, a pour sa part salué la maturité organisationnelle des étudiants et l’importance de cette initiative dans un contexte national en pleine mutation. Elle a mis en avant la synergie entre étudiants, enseignants et acteurs institutionnels, estimant que Politiste48 illustre parfaitement le rôle de l’université comme creuset de pensée critique et de propositions innovantes pour la société burkinabè.

Au-delà des communications scientifiques, les organisateurs ont prévu des panels, des échanges interactifs et des discussions ouvertes autour des enjeux sécuritaires, de la gouvernance, des transitions politiques et du rôle des élites intellectuelles dans la consolidation de l’État. Autant de thématiques qui font de Politiste48 un rendez-vous appelé à s’inscrire durablement dans le calendrier universitaire.

En donnant la parole aux chercheurs confirmés comme aux jeunes étudiants, cette première édition ambitionne de poser les bases d’une tradition académique forte, tournée vers l’analyse des réalités nationales et la formulation de pistes de solutions adaptées. Les participants sont ainsi invités à faire de ces deux jours un moment d’apprentissage intense, de dialogue scientifique constructif et de renforcement de l’esprit critique.

Avec cette entrée remarquée sur la scène universitaire, Politiste48 s’affirme déjà comme une plateforme stratégique de réflexion sur l’avenir politique et sécuritaire du Burkina Faso, tout en rappelant la place centrale de la science politique dans la compréhension et la transformation des sociétés contemporaines.

 

Pingd-Manegda Laure Christianne KABORE (stagiaire)

 

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