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La surpopulation carcérale explose à la prison civile de Niamey : 1 895 détenus pour moins de 400 places

La surpopulation carcérale  atteint un niveau critique à la prison civile de Niamey où le taux d’occupation dépasse 416 %, avec 1 895 détenus pour une capacité d’accueil de moins de 400 places.

Une prison conçue pour moins de 400 places débordée par près de 1 900 détenus

La maison d’arrêt de Niamey fait face à une situation alarmante marquée par la surpopulation carcérale. Lors d’une visite effectuée le 9 mars 2026, le ministre de la Justice, des Droits de l’homme et Garde des sceaux, chargé des relations avec les institutions, Alio Daouda, a pu constater l’ampleur du phénomène.

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Selon les données arrêtées au 8 mars 2026, l’établissement pénitentiaire accueille 1 895 détenus toutes catégories confondues, alors que sa capacité est inférieure à 400 places. Cette réalité met en lumière la surpopulation carcérale qui pèse lourdement sur les conditions de détention.

Dans le détail, le quartier des hommes compte 1 772 détenus, dont 1 300 prévenus et 377 condamnés. Le quartier des femmes abrite 62 détenues, dont 57 prévenues et 5 condamnées. Les mineurs sont 57, avec 40 prévenus et 17 condamnés, tandis que quatre filles mineures vivent avec les femmes majeures. Une configuration qui illustre encore la surpopulation carcérale dans l’établissement.

Le ministre de la Justice Alio Daouda au contact des prisonniers pour évaluer leurs conditions de détention

La prison civile de Niamey héberge également 16 transitaires et 85 détenus de nationalité étrangère. L’ensemble de ces détenus est encadré par 119 agents des forces de sécurité, ce qui représente un défi supplémentaire dans un contexte marqué par la surpopulation carcérale.

Au cours de cette visite, le ministre Alio Daouda s’est entretenu directement avec les détenus afin de recueillir leurs préoccupations et de s’enquérir de leurs conditions de vie. Une démarche qui vise à mieux comprendre les difficultés engendrées par la surpopulation carcérale.

Cette visite s’inscrit dans une série de déplacements entrepris par le ministre dans les différents services relevant de son département, dans l’objectif de suivre de près le fonctionnement du système judiciaire et pénitentiaire. 

Face à l’ampleur de la surpopulation carcérale, la question des réformes et des solutions alternatives à la détention demeure plus que jamais au cœur des préoccupations.

 

AMINA KABO DJARMAH

 

Source/APN

 

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