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Karamoko Jean Marie Traoré présente la vision de l’AES à l’ONU

Le camarade Karamoko Jean Marie Traoré, le ministre burkinabè des Affaires étrangères, a présenté le lundi 28 septembre 2026 à New York la déclaration du Burkina Faso au nom de la Confédération des États du Sahel (AES), lors de la 81ᵉ Assemblée générale des Nations unies. Dans ce discours, il a exposé les positions de l’AES sur la sécurité au Sahel, la souveraineté des États, la réforme du système multilatéral et les priorités de développement.

Karamoko Jean Marie Traoré porte la voix des trois États de l’AES

Selon la déclaration officielle, du camarade Karamoko Jean Marie Traoré s’est exprimé au nom du Burkina Faso, du Mali et du Niger, représentés par leurs chefs d’État respectifs.

Le ministre burkinabè a notamment rappelé les principales étapes de la construction de l’espace sahélien, avec la Charte du Liptako-Gourma adoptée en septembre 2023 et la création de la Confédération des États du Sahel en juillet 2024.

Dans son intervention, il a également évoqué plusieurs mécanismes mis en place dans le cadre de cette dynamique, notamment la Force unifiée de la Confédération et la Banque Confédérale pour l’Investissement et le Développement.

La sécurité au cœur de la déclaration

Une importante partie du discours du camarade Karamoko Jean Marie Traoré a été consacrée à la situation sécuritaire au Sahel.

Le ministre a rendu hommage aux victimes des violences terroristes ainsi qu’aux forces de défense et de sécurité et aux Volontaires pour la défense de la patrie des trois pays.

Il a également cité plusieurs attaques survenues en 2026 au Mali et au Niger. Dans sa déclaration, il affirme que les États de l’AES font face à une entreprise de déstabilisation bénéficiant, selon lui, de soutiens structurés.

La Confédération appelle ainsi la communauté internationale à enquêter sur les soutiens présumés aux groupes terroristes et à condamner ceux qui les financent, les arment ou les protègent.

Ces accusations sont celles formulées dans la déclaration présentée au nom de l’AES.

L’AES demande une réforme du système multilatéral

Le discours de Karamoko Jean Marie Traoré porte également sur le fonctionnement des Nations unies.

La Confédération des États du Sahel estime notamment que la réforme du Conseil de sécurité ne peut plus être différée. Elle réaffirme son soutien au Consensus d’Ezulwini et à la Déclaration de Syrte, qui portent notamment sur une meilleure représentation de l’Afrique dans les instances internationales.

La déclaration appelle également à une représentation plus équitable des pays en développement dans les institutions financières internationales, à un traitement juste de la dette et à un meilleur accès aux financements du développement.

Droits humains et retrait de la CPI

La question des droits humains figure également dans la déclaration.

Le camarade ministre Karamoko Jean Marie Traoré y défend la position selon laquelle les mesures prises par les États de l’AES doivent être appréciées en tenant compte du contexte sécuritaire auquel ils sont confrontés.

Le ministre rappelle par ailleurs que le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont décidé de se retirer de la Cour pénale internationale (CPI) et ont formellement notifié leur retrait du Statut de Rome.

La déclaration présente cette décision comme relevant de la souveraineté des trois États et critique ce que les autorités de l’AES considèrent comme une application sélective de la justice internationale.

Karamoko Jean Marie Traoré

Le Burkina Faso met en avant sa transformation économique

Dans la partie consacrée spécifiquement au Burkina Faso, Karamoko Jean Marie Traoré présente les orientations économiques du pays.

Selon sa déclaration, le Burkina Faso poursuit une transformation structurelle de son économie, avec un accent mis sur les capacités productives, la transformation locale des matières premières, l’agriculture et l’industrie.

Le ministre évoque également les six grandes initiatives présidentielles, présentées comme des leviers destinés à stimuler la production nationale, créer des emplois et renforcer la participation des populations à l’activité économique.

Le Plan RELANCE 2026-2030 est également cité comme cadre devant accompagner cette transformation.

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Une vision de l’AES fondée sur la souveraineté

À travers cette déclaration, Karamoko Jean Marie Traoré présente la Confédération des États du Sahel comme engagée dans la défense de la souveraineté, de la coopération entre les trois pays et d’une réforme de la gouvernance mondiale.

La déclaration appelle enfin à un ordre international présenté par les autorités de l’AES comme plus équitable, fondé sur l’égalité souveraine des États, la justice internationale et le règlement pacifique des différends.

Yiwènè Angelina MPO

Source : DCRP/MAE

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