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Herman Zoungrana prend les commandes du FONGIM : les grands défis de son nouveau mandat

Hermann Zoungrana, le Directeur pays Caritas suisse au Mali prend désormais les rênes du Forum des ONG Internationales au Mali (FONGIM). À l’issue de l’Assemblée générale annuelle tenue le 30 septembre 2026, il a été élu président de cette plateforme qui fédère aujourd’hui 113 ONG internationales intervenant dans les domaines humanitaire, du développement, de la cohésion sociale et de la consolidation de la paix au Mali.

« Un nouveau défi à relever ». C’est en ces termes que Herman Zoungrana résume cette nouvelle responsabilité. Pour le nouveau président, cette élection constitue avant tout une marque de confiance des membres, mais aussi un engagement à poursuivre et à renforcer le travail collectif engagé au sein du FONGIM.

Un mandat dans un contexte où les besoins restent importants

Derrière cette élection, c’est toute une plateforme d’acteurs humanitaires et de développement qui entend renforcer sa capacité à parler d’une voix commune.

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Le FONGIM assure notamment la coordination entre ses membres, le plaidoyer et le dialogue avec les différentes parties prenantes, le partage d’informations, le renforcement des capacités ainsi que la représentation collective des ONG internationales. Le Forum travaille également à renforcer les passerelles avec les ONG nationales et les autres acteurs du développement au Mali.

La prise de fonction du cmarade  Herman Zoungrana intervient par ailleurs à un moment où le secteur connaît d’importantes contraintes. Le rapport 2025 du FONGIM fait état d’une baisse significative des financements disponibles pour les ONG internationales, alors même que leurs interventions continuent de toucher des millions de personnes à travers le pays.

Selon les données présentées par le FONGIM pour 2025, 87 ONG internationales ont contribué au rapport, avec un budget global déclaré de 125,5 milliards de FCFA et près de 3,2 millions de bénéficiaires atteints. Le document souligne également la nécessité de renforcer les partenariats avec les acteurs nationaux et locaux.

De la coordination à un partenariat plus constructif

C’est précisément sur ce terrain que le nouveau président entend inscrire son action. Herman Zoungrana affiche la volonté de « porter plus haut la voix des ONG au Mali et dans la sous-région », en privilégiant une dynamique de partenariat constructif au bénéfice des communautés.

Cette orientation rejoint d’ailleurs l’évolution du FONGIM, qui cherche de plus en plus à favoriser les échanges avec les organisations nationales et locales. Le Forum a notamment développé un dispositif destiné à accompagner des ONG nationales et locales et à favoriser une meilleure localisation de l’aide.

Pour le nouveau président Herman Zoungrana, l’enjeu ne sera donc pas uniquement de représenter les ONG internationales. Il s’agira également de contribuer à créer davantage de synergies entre les différents acteurs, de renforcer le dialogue avec les institutions et de faire remonter les préoccupations du terrain.

Une plateforme née il y a plus de quinze ans

Créé en 2010 par des ONG internationales désireuses de mutualiser leurs expériences et leurs expertises au service d’un développement humain équitable et durable, le FONGIM s’inscrit dans la continuité d’une dynamique plus ancienne. Il a succédé au FONGEM, créé en 2002 comme espace d’échanges, d’entraide et d’assistance mutuelle entre organisations.

Plus de quinze ans après sa création, le Forum a considérablement élargi son réseau. En 2026, il revendique 113 ONG internationales membres, avec des interventions couvrant plusieurs secteurs et régions du Mali.

L’élection de Herman Zoungrana ouvre ainsi une nouvelle séquence pour cette plateforme. Entre baisse des financements, nécessité d’une meilleure coordination, renforcement des partenariats locaux et évolution des besoins des populations, le nouveau bureau devra transformer la confiance reçue en actions concrètes.

Un défi institutionnel, mais surtout un défi collectif : faire de la coordination entre les ONG un véritable levier au service des communautés maliennes.

AMINA KABO DJARMAH

 

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