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Coopération Burkina–USA : entre volonté commune et lignes rouges

Le Burkina Faso et les États-Unis d’Amérique entendent poursuivre leur coopération bilatérale dans un esprit de dialogue franc et constructif, en dépit de certains points de divergence. Cette volonté commune a été réaffirmée lors d’une audience accordée par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, Karamoko Jean Marie Traoré. 

Il a reçu, dans la soirée du 20 janvier 2026, l’ambassadrice des États-Unis au Burkina Faso, Joan Marie Lockard.

Cette rencontre a également permis d’aborder les priorités stratégiques pour l’année 2026. Les deux parties ont souligné l’importance de consolider les échanges existants et de développer de nouveaux projets, notamment dans les domaines de la sécurité, de la santé, de l’éducation et du commerce. Le dialogue doit rester transparent, constructif et respectueux des positions de chaque État.

Les États-Unis réaffirment leur engagement auprès du Burkina Faso

Au cours de cette rencontre, la diplomate américaine a indiqué être venue réitérer l’engagement de son pays à maintenir et renforcer la coopération avec le Burkina Faso. Cette coopération couvre plusieurs secteurs prioritaires, notamment la sécurité, la santé, le commerce et d’autres domaines stratégiques, en tenant compte des orientations définies par les autorités burkinabè.

S’agissant particulièrement des échanges commerciaux, Joan Marie Lockard a précisé que des efforts se poursuivent du côté américain afin de consolider le partenariat entre les chambres de commerce et d’industrie des deux pays, dans l’objectif de dynamiser les relations économiques bilatérales.

Prenant la parole, le ministre des Affaires étrangères a salué la volonté des États-Unis de préserver le dynamisme de leur coopération avec le Burkina Faso. Il a, par ailleurs, réaffirmé la disponibilité de son pays à s’engager dans tout partenariat fondé sur le respect mutuel et des intérêts partagés.

Toutefois, Karamoko Jean Marie Traoré a tenu à souligner que la coopération, notamment en matière sécuritaire, doit s’inscrire dans une approche globale et cohérente.

Lire ici : Une coopération en plein essor entre Pékin et Ouagadougou

Une approche globale exigée dans la lutte contre le terrorisme

Abordant la question de la lutte contre le terrorisme, le chef de la diplomatie burkinabè a insisté sur la nécessité pour les partenaires internationaux d’adopter une démarche plus inclusive et anticipative.

« On ne doit pas attendre qu’un citoyen d’un pays soit enlevé pour que ce pays propose une solution ; cette offre doit se faire dans le cadre global de la lutte contre le terrorisme. Il ne s’agit pas de sauver une personne enlevée, mais de travailler à neutraliser ceux qui enlèvent », a-t-il martelé.

Cette déclaration traduit la position du Burkina Faso, qui privilégie des actions structurelles et durables pour faire face à l’insécurité.

Coopération basée sur le respect des priorités nationales

Pour l’avenir des relations bilatérales, le ministre a clairement exprimé les attentes du Burkina Faso. Il s’agit d’une coopération saine, sincère et respectueuse des positions, de la vision et des priorités définies par les plus hautes autorités burkinabè.

Cette audience illustre la volonté des deux parties de maintenir un dialogue ouvert, malgré certains désaccords, dans un contexte régional et sécuritaire particulièrement sensible.

Yiwènè Angelina MPO (Stagiaire)

DCRP/MAE

 

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