Burkina Faso : retour de la peine de mort
La peine de mort est rétablie au Burkina Faso à la faveur d’une réforme du code pénal adoptée en Conseil des ministres.
Haute trahison, terrorisme, espionnage : la ligne rouge
En Conseil des ministres ce jeudi 4 décembre 2025, le gouvernement a adopté une réforme du code pénal réintroduisant la peine de mort pour des infractions jugées d’une extrême gravité.
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Désormais, la haute trahison, les actes de terrorisme et les actes d’espionnage sont passibles de la peine de mort, marquant un tournant majeur dans la politique judiciaire du pays.
Une réforme pénale pour le peuple
Selon le ministre de la Justice et des Droits humains, Rodrigue Bayala, cette réforme s’inscrit dans la dynamique d’une modernisation profonde du secteur, visant à offrir une justice « conforme aux aspirations réelles du peuple ». Pour le gouvernement, le rétablissement de la peine de mort apparaît comme un signal fort face aux menaces qui pèsent sur la nation.
Avec cette décision, les autorités burkinabè affirment leur volonté de protéger l’État et les populations, en érigeant la peine capitale comme ultime sanction contre les crimes les plus graves.
AMINA KABO DJARMAH