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Agression de Souleymane Brahim : le Patronat de la presse tchadienne sonne l’alarme face à une escalade des violences

Le Patronat de la presse tchadienne dénonce une agression « grave et inacceptable » contre le journaliste Souleymane Brahim et appelle à des mesures urgentes pour protéger les professionnels des médias.

Une agression ciblée en pleine journée

Le 28 mars, aux environs de 14 heures, le journaliste Souleymane Brahim, reporter à Tchadinfos, a été victime d’une agression qui suscite une vive émotion dans le milieu médiatique tchadien. Selon les informations relayées, Souleymane Brahim aurait été suivi par des individus non identifiés à bord d’un véhicule gris, de marque Corolla, aux vitres teintées et sans plaque d’immatriculation, avant d’être pris pour cible.

Pour de nombreux observateurs, les circonstances de cette attaque laissent peu de place au doute : il ne s’agirait pas d’un acte isolé, mais d’une opération délibérée visant un professionnel des médias dans l’exercice de ses fonctions.

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Le Patronat de la presse tchadienne dénonce une dérive

Dans un communiqué publié le 30 mars, le Patronat de la presse tchadienne (PPT) a exprimé sa « colère » et son « indignation » face à cette agression. Signé par son secrétaire général, Allafi Amadou Nganansou, le document condamne avec fermeté cet acte jugé « lâche, grave et inqualifiable ».

Le PPT estime que l’attaque contre Souleymane Brahim constitue une violation flagrante des droits fondamentaux et une atteinte directe à la liberté de la presse. Pour l’organisation, ce type d’agression traduit une montée inquiétante des violences et des pressions visant les journalistes au Tchad.

Au-delà du cas individuel de Souleymane Brahim, le Patronat de la presse tchadienne alerte sur les conséquences de telles pratiques. Toute tentative d’intimidation ou de réduction au silence d’un journaliste porte atteinte au droit du public à une information libre, pluraliste et indépendante.

Dans ce contexte, Souleymane Brahim devient le symbole d’une profession confrontée à des risques croissants, dans un environnement où l’exercice du métier reste fragile.

Appel à une enquête et à des mesures concrètes

Face à cette situation, le PPT appelle les autorités à agir sans délai. Il exige l’ouverture d’une enquête sérieuse, crédible et transparente afin d’identifier les auteurs de l’agression contre Souleymane Brahim et de les traduire en justice.

L’organisation insiste également sur la nécessité de mettre en place des mesures concrètes pour garantir la sécurité des journalistes. « La protection des professionnels des médias n’est pas une option, mais une obligation régalienne », rappelle le communiqué, réaffirmant la détermination du PPT à défendre, sans concession, la liberté de la presse.

HIGDE NDOUBA Martin

 

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