6e arrondissement : lancement d’une formation en attiéké pour 100 femmes
Dans le 6e arrondissement de N’Djamena, cent femmes ont entamé une formation consacrée à la transformation du manioc en attiéké. Soutenue par les autorités locales et plusieurs responsables institutionnels, cette initiative veut faire de l’entrepreneuriat féminin un levier de lutte contre la précarité et de développement social.
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Former pour créer des revenus durables
À l’espace Fest Africa, dans le 6e arrondissement de N’Djamena, l’ambiance était à la fois studieuse et pleine d’espoir ce vendredi 29 mai 2026. La commune a officiellement lancé une session de formation dédiée à la transformation du manioc en attiéké au profit de 100 femmes issues principalement des quartiers Moursal et Paris-Congo.
Cette initiative s’inscrit dans une politique locale visant à promouvoir l’autonomisation économique des femmes à travers des activités génératrices de revenus. Pendant plusieurs jours, jusqu’au 2 juin prochain, les participantes apprendront les différentes techniques de transformation, de conservation et de commercialisation de l’attiéké, aliment devenu très prisé dans les grandes villes africaines.
La cérémonie d’ouverture a été organisée sous le haut patronage de la ministre des Transports et de l’Aviation civile, Fatimé Goukouni Weddeye. Représentée par Moustapha Nour, la ministre a salué une action qui place les femmes au cœur des dynamiques de développement local. Autorités communales, responsables locaux et représentants associatifs ont également pris part à l’événement.
Autonomisation féminine comme enjeu social
Au-delà de l’apprentissage technique, cette formation traduit une volonté plus large : donner aux femmes les moyens de subvenir à leurs besoins et de soutenir leurs familles dans un contexte économique difficile. Pour plusieurs participantes, cette opportunité représente une porte ouverte vers l’indépendance financière.
Dans les quartiers populaires de N’Djamena, de nombreuses femmes peinent encore à accéder à des activités stables et rentables. Le choix de l’attiéké n’est pas anodin. Facilement consommé, très demandé sur les marchés et relativement accessible à produire, ce produit dérivé du manioc peut rapidement devenir une source de revenus réguliers.
Les organisateurs espèrent ainsi voir émerger de petites unités locales de production capables de créer de l’emploi et de renforcer l’économie communautaire. Cette démarche illustre aussi le rôle croissant des collectivités locales dans les politiques de soutien aux femmes et à l’entrepreneuriat de proximité.
Une initiative appelée à s’élargir
Pour les autorités du 6e arrondissement, cette première étape pourrait ouvrir la voie à d’autres programmes de formation destinés aux femmes dans différents secteurs. Couture, transformation alimentaire ou petit commerce figurent déjà parmi les pistes envisagées.
En misant sur la formation pratique et la valorisation des savoir-faire locaux, la commune entend faire des femmes de véritables actrices du développement économique et social de leurs quartiers.
Martin HIGDE NDOUBA
Mot clé : femmes

