Fraude avicole à Bobo-Dioulasso : 50 tonnes d’aliments illégaux saisies
La lutte contre la fraude avicole se renforce au Burkina Faso. Le 27 avril 2026, la Coordination nationale de lutte contre la fraude (CNLF), à travers la Brigade d’enquêtes et de recherches opérationnelles (BERO), a procédé à la saisie de 50 tonnes d’aliments pour volailles illégalement importés à Bobo-Dioulasso.
La cargaison, estimée à environ 20 millions de francs CFA, ne disposait d’aucune autorisation sanitaire requise.
Cette opération s’inscrit dans une dynamique de vigilance accrue face à la fraude avicole, un phénomène qui menace à la fois la santé animale et la sécurité alimentaire. Selon les autorités, ces produits pourraient contenir des substances non contrôlées, susceptibles d’affecter la qualité des élevages et, par ricochet, la consommation humaine.
Des risques sanitaires et économiques préoccupants
La fraude avicole représente un danger réel pour la filière. En introduisant des aliments non homologués sur le marché, les fraudeurs exposent les élevages à des maladies et compromettent la productivité des exploitations. Cette situation peut entraîner des pertes importantes pour les éleveurs locaux déjà confrontés à de nombreux défis.
Au-delà de l’aspect sanitaire, la fraude avicole crée une concurrence déloyale. Les opérateurs respectueux des normes se retrouvent pénalisés face à des produits vendus à moindre coût mais de qualité douteuse. Cela fragilise toute la chaîne de valeur du secteur avicole.
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Une riposte ferme des autorités
Face à cette situation, les autorités entendent maintenir la pression. Le Coordonnateur national de la CNLF, Dr Mohamadi Compaoré, a salué la réussite de l’opération et réaffirmé l’engagement de l’État à éradiquer la fraude avicole sur toute l’étendue du territoire.
Il a également appelé à la collaboration des acteurs du secteur et des populations pour dénoncer toute pratique suspecte. La fraude avicole, a-t-il insisté, ne sera tolérée sous aucune forme, au regard des enjeux sanitaires et économiques qu’elle implique.
Cette saisie vient ainsi rappeler la détermination des autorités burkinabè à assainir le secteur et à protéger durablement la filière avicole nationale.
Pingd-Manegda Laure Christianne KABORE (stagiaire)