SYMET : quand la grève coûte la vie aux patients
Depuis le 10 novembre 2025, le Syndicat des médecins du Tchad (SYMET) observe une grève massive, réclamant de meilleures conditions de travail. Si les revendications sont légitimes, elles se font au détriment des patients, laissés dans une détresse croissante à N’Djamena.
Au Centre hospitalier universitaire la Référence nationale (CHU-RN), les pavillons des urgences débordent. Les familles, souvent sans ressources, ne savent plus vers qui se tourner. Le SYMET, en défendant ses droits, oublie temporairement ceux qu’il est censé protéger : les malades. Chaque jour de grève accentue l’inquiétude et la souffrance
SYMET: entre droits syndicaux et devoir médical
Le rôle du SYMET est désormais critiqué : comment concilier la lutte pour de meilleures conditions avec l’impératif de sauver des vies ? Les patients restent les grands perdants de cette impasse, tandis que le dialogue avec les autorités stagne.
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Les Tchadiens espèrent que le SYMET saura trouver un équilibre entre ses revendications et sa mission première : la santé de la population. La prolongation de la grève fait peser une lourde responsabilité sur le syndicat, appelé à agir avant que la situation ne devienne dramatique.
La santé publique, enjeu national
Chaque jour sans soins expose les plus vulnérables à la mort et fragilise la confiance des populations envers le système médical. Le SYMET doit comprendre que la légitimité de sa lutte ne vaut rien si elle met en péril la vie des citoyens. La responsabilité du syndicat n’est pas seulement professionnelle, elle est humaine.
Martin HIGDE NDOUBA