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Kaya : Le prix des poulets s’envole

À Kaya, l’ambiance des préparatifs du 1er janvier 2026 est marquée par une hausse sensible des tarifs sur les marchés. Entre résilience et inquiétude, commerçants et clients s’adaptent à une conjoncture économique et sécuritaire particulière.

Un marché bien approvisionné mais calme

Le mardi 30 décembre 2025, le marché à volaille de Kaya présentait un visage contrasté. Si les étals sont fournis, la grande affluence se fait encore attendre. Pour les vendeurs, l’enjeu est de taille : rentabiliser les investissements massifs consentis pour cette fin d’année. 

Harouna Pafadbam, vendeur de volaille, confirme avoir rempli son poulailler pour répondre à la demande. Selon lui, le prix des poulets reste « raisonnable », avec une fourchette allant de 2 750 F à 6 000 F CFA selon la race (local ou de race) et l’espèce, incluant les canards. 

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Cependant, la réalité du terrain cache des marges bénéficiaires de plus en plus réduites pour les acteurs de la filière. El Hadj Inoussa Soré souligne que la rareté du produit sur le plan national pèse lourdement sur les transactions. 

Il explique que le prix des poulets à l’achat en gros est déjà excessif : « Parfois nous achetons à 5 500 F pour revendre à 6 000 F ». Cette faible marge de manœuvre illustre la complexité du commerce de volaille dans le contexte actuel.

Le dilemme des ménages face au panier de la ménagère

Du côté des consommateurs, le mécontentement est palpable. Sylvie Ouédraogo, venue faire ses courses, témoigne avec amertume de l’érosion de son pouvoir d’achat : « Le prix des poulets que l’on achetait à 3 000 F l’an passé coûte aujourd’hui 5 000 F ». Ce renchérissement l’a contrainte à revoir ses ambitions à la baisse, n’achetant que trois volailles au lieu des quatre initialement prévues. 

Pourtant, certains clients comme Hamado Sawadogo préfèrent relativiser cette flambée. Ce dernier, ayant déboursé 7 000 F l’unité pour deux spécimens supplémentaires, estime que le prix des poulets est acceptable au regard de la situation sécuritaire du pays. 

Au-delà du commerce, une unité nationale semble se dégager : les commerçants de Kaya, tout en espérant une forte affluence pour la veille du réveillon, affirment leur soutien total aux autorités pour la reconquête du territoire. 

CAROL SAWADOGO 

 

 

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