Grâce présidentielle: Masra Succès et Makambo, les noms qui font trembler N’Djamena
À l’approche des vœux du Nouvel An, une interrogation traverse les cercles politiques et diplomatiques de N’Djamena, la grâce présidentielle au Tchad entre quête de paix, calcul politique et exigences démocratiques.
Fin d’année sous tension
À chaque fin d’année, la grâce présidentielle s’impose comme un moment politique fort au Tchad, marqué par l’espoir de décrispation et de réconciliation nationale.

Traditionnelle, cette mesure concerne souvent des responsables politiques, d’anciens rebelles ou certains prisonniers civils. Pour ses partisans, la grâce présidentielle est un instrument d’apaisement dans un pays longtemps éprouvé par les crises politico-militaires. Elle permettrait, selon eux, de tourner certaines pages douloureuses et de favoriser la stabilité sociale.
Masra Succès et Idriss Youssouf Boy au cœur des attentes
Mais pour de nombreux observateurs, la grâce présidentielle soulève une inquiétude , celle d’un affaiblissement de la justice et d’un recul de la démocratie, lorsque des décisions judiciaires sont effacées par un acte politique.
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Cette année, les regards se tournent vers Masra Succès et le général Idriss Youssouf Boy, dit Makambo. Leur éventuelle inclusion dans la grâce présidentielle serait lourde de sens et pourrait redessiner les équilibres politiques actuels.

Dans les chancelleries comme au sein de l’opinion publique, la grâce est ainsi perçue comme un test de la volonté réelle d’ouverture et de dialogue du pouvoir en place.
La décision finale du président Mahamat Idriss Déby Itno sur la grâce présidentielle est attendue dans les prochains jours, et pourrait marquer un tournant décisif pour l’avenir politique immédiat du Tchad.
AMINA KABO DJARMAH