Bonheur-ville : que cache le nouveau complexe scolaire ?
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a visité, lundi 24 novembre 2025, le chantier du complexe scolaire de Bonheur-ville à Ouagadougou. Accompagné du ministre de l’Enseignement de base, Jacques Sosthène Dingara, et de leurs collaborateurs, il s’est dit satisfait du niveau d’avancement des travaux.
Cette infrastructure, fruit de l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous, est un bâtiment R+3 comportant quatre classes à chaque niveau. Sa construction, qui a duré huit mois, a coûté environ 1 milliard de F CFA.

Le Premier ministre a expliqué que le site, longtemps litigieux, a été déclaré d’utilité publique urgente pour répondre aux besoins éducatifs du quartier, dépourvu d’écoles publiques. « Ce chantier est le symbole d’une nouvelle vision. Le chef de l’État a décidé de tourner le dos aux infrastructures pavillonnaires pour privilégier des bâtiments plus modernes et durables », a-t-il affirmé.
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Le complexe scolaire abrite trois écoles sur une superficie de 500 m². Il est conçu pour améliorer nettement les conditions d’apprentissage et le cadre de travail des enseignants. Des bureaux de surveillants sont aménagés à chaque niveau.

Un modèle d’éducation moderne à Bonheur-ville
Le directeur technique de Pressumex Someta, Herman Kaboré, chargé du contrôle du projet, a déclaré que le chantier est achevé à 98 %, ne restant que quelques finitions à réaliser. La livraison est prévue dans deux semaines.

De son côté, Alexandre Idani, directeur provincial de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle du Kadiogo, a salué cette initiative comme la concrétisation de la volonté des plus hautes autorités. « Nous avons déjà recruté 333 élèves pour la rentrée scolaire, répartis sur les trois écoles », a-t-il révélé.
L’enseignante Sia Cécile Kambou, qui travaille dans le complexe, a applaudi cette nouvelle vision. « Nous disposons désormais de salles propres et confortables avec toutes les commodités. C’est une première au Burkina Faso », a-t-elle déclaré.

Ce complexe scolaire illustre la volonté du gouvernement d’offrir une éducation de qualité dans des infrastructures durables, à l’abri des intempéries et des dégradations rapides. Une avancée majeure pour l’éducation burkinabè.
Flora BARO