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Avenue Charles De Gaulle : ‘On consomme de la poussière du matin au soir’

Au Tchad, sur l’Avenue Charles De Gaulle, l’une des artères les plus vitales de N’Djamena, la vie quotidienne est devenue un parcours d’asphyxie. En travaux depuis plusieurs mois, cette voie stratégique est aujourd’hui totalement à l’arrêt, sans explication officielle. Pendant que les engins dorment, la poussière, elle, ne se repose jamais. Elle enveloppe cette partie de l’axe en réfection  d’un voile épais. 

Chaque matin, motos, voitures et piétons s’engagent malgré eux dans un nuage brunâtre qui semble avaler tout ce qui s’y aventure. Sur l’Avenue Charles De Gaulle, les rafales de poussière s’infiltrent partout : dans les maisons, les boutiques et même sous les casques des mototaxis. Les habitants disent vivre un véritable supplice sanitaire à ciel ouvert.

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“On consomme de la poussière du matin au soir. On n’a pas le choix, c’est difficile”  déplore Valentin, clandoman, visiblement épuisé par la situation. Même nos yeux brûlent, on tousse tout le temps, et personne ne nous explique pourquoi les travaux sont bloqués”, ajoute-t-il. 

Les plaintes se multiplient, d’autant plus que l’Avenue Charles De Gaulle est un des axes les plus empruntés de la capitale. Le chantier, qui devait fluidifier la circulation, finit par l’aggraver. Les usagers réclament au moins une solution temporaire : l’arrosage régulier de la chaussée pour limiter la poussière. “Ce n’est pas compliqué, il suffit d’envoyer un camion citerne”, souligne pour sa part Hassana.  

HIGDE NDOUBA Martin 

 

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