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Mahamat Idriss Déby Itno et le paradoxe des dépenses publiques 

La récente prise de parole de Mahamat Idriss Déby Itno , après le Plan National de Développement « Tchad Connexion 2030 » a mis en avant une masse salariale “insoutenable” pour le Tchad.  200 000 fonctionnaires soit à peine 1 % de la population représentent 60 % du budget national, soit près de 700 milliards de francs CFA. Un constat qui se veut alarmant, mais qui ne répond pas aux préoccupations concrètes des citoyens.

Pendant que Mahamat Idriss Déby Itno insiste sur le poids des salaires dans les finances publiques, une contradiction majeure saute pourtant aux yeux : la Constitution révisée prévoit l’augmentation du nombre des fonctionnaires, notamment la création d’un vice-premier ministre. Comment un pays qui dit manquer de moyens pour améliorer la condition de ses fonctionnaires peut-il, dans le même souffle, envisager d’élargir encore son gouvernement ? La question choque l’opinion et met en lumière un paradoxe difficile à justifier.

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Pour les Tchadiens, ce discours ressemble à une tentative de légitimer des choix politiques impopulaires. Plusieurs observateurs estiment que Mahamat Idriss Déby Itno cherche à se dédouaner en pointant du doigt les fonctionnaires, alors que la mauvaise gestion, les dépenses somptuaires et les priorités floues du pouvoir sont régulièrement dénoncées. En refusant d’aborder les vraies sources des déséquilibres budgétaires, le chef de l’État donne l’impression de parler… pour ne rien dire.

Mahamat Idriss Déby Itno se trouve ainsi face à un défi majeur : convaincre que ses paroles ne restent pas de simples mots, mais qu’elles peuvent se traduire en actions concrètes pour un pays en quête de solutions réelles.

HIGDE NDOUBA Martin 

 

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