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Dix machines, dix espoirs : pari social du centre Koulsy Lamko

Au centre culturel Koulsy Lamko, la culture se met au service de l’insertion socio-économique. Dix jeunes filles ayant suivi une initiation à la couture ont reçu des machines à coudre offertes par le président du centre, Jean Kevin Nganknodji, alias Hadre Dounia. Une initiative qui entend transformer l’apprentissage en véritable opportunité d’autonomisation.

De l’apprentissage à l’équipement : un pas vers l’indépendance

La cérémonie s’est déroulée dans une atmosphère sobre et conviviale au centre culturel Koulsy Lamko. À cette occasion, le président de la structure, Jean Kevin Nganknodji, connu sous le nom de Hadre Dounia, a remis des machines à coudre à dix jeunes filles ayant bénéficié d’une formation pratique en couture.

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Cette remise de matériel marque une nouvelle étape dans l’accompagnement de ces jeunes apprenantes. Après leur participation à une colonie organisée au sein du centre, elles ont eu l’occasion de découvrir et d’apprendre différentes techniques de coupe et de couture. Mais pour Koulsy Lamko, transmettre des connaissances ne suffit pas. Encore faut-il donner aux bénéficiaires les moyens matériels de mettre en pratique leurs acquis.

C’est dans cette logique que le centre a décidé de franchir un cap supplémentaire en offrant à chacune de ces jeunes filles une machine à coudre. L’objectif est de leur permettre de poursuivre leur apprentissage, de perfectionner leurs compétences et, à terme, de développer une activité génératrice de revenus.

Lutter contre la dépendance par le savoir-faire

Derrière ce geste se dessine une ambition plus large : faire de la formation professionnelle un instrument d’émancipation. Dans un contexte où de nombreuses jeunes filles rencontrent des difficultés pour accéder à un emploi ou disposer de ressources financières propres, l’apprentissage d’un métier représente une voie concrète vers l’autonomie.

Pour les responsables de Koulsy Lamko, accompagner ces jeunes ne doit pas se limiter à leur offrir quelques heures de formation. Il s’agit également de créer les conditions nécessaires pour qu’elles puissent transformer leurs compétences en perspectives économiques.

L’initiative prend ainsi le contre-pied d’un accompagnement ponctuel qui s’arrête souvent à la transmission théorique. En mettant des équipements à la disposition des bénéficiaires, le centre culturel entend rapprocher la formation des réalités quotidiennes.

Quand les artistes prennent leur part dans l’insertion sociale

Le président du centre, Jean Kevin Nganknodji, souligne que cette initiative a également été marquée par la surprise de certains parents. « Il y a des parents qui n’ont même pas cru que leurs enfants pouvaient recevoir des machines à coudre lorsque nous les avons convoqués », a-t-il confié.

Une réaction qui témoigne des attentes suscitées par cette action, mais aussi de l’importance de rendre les initiatives d’accompagnement visibles et concrètes auprès des familles.

À travers cette démarche, Koulsy Lamko rappelle que les acteurs culturels peuvent dépasser le cadre des spectacles, des expositions et des animations artistiques pour participer directement à la transformation sociale. La culture peut aussi devenir un espace d’apprentissage, de transmission et d’insertion professionnelle.

Des machines, mais surtout une responsabilité

Pour les dix bénéficiaires, ces machines représentent davantage qu’un simple équipement. Elles constituent un outil de travail, une possibilité de pratiquer et, potentiellement, le point de départ d’une activité professionnelle.

Reste désormais à transformer cette opportunité en résultats durables. Car offrir une machine ne garantit pas automatiquement l’indépendance financière : le suivi technique, l’approfondissement de la formation et l’accès à une clientèle seront déterminants.

Avec cette initiative, Koulsy Lamko pose néanmoins un acte concret en faveur de la jeunesse féminine. Une manière de rappeler que l’autonomisation ne se décrète pas : elle se construit avec des compétences, des outils et un accompagnement adapté.

Martin HIGDE NDOUBA

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