Djalila Abdoulrahim, étoile tchadienne de l’énergie africaine
À Kigali, au Rwanda, la 21e édition du Prix africain de développement (PADEV) a distingué Djalila Abdoulrahim, directrice générale de la Société des hydrocarbures du Tchad (SHT), comme meilleure manager africaine dans le secteur des hydrocarbures et des ressources énergétiques. Une reconnaissance qui met en lumière le leadership féminin dans un domaine stratégique, longtemps dominé par les hommes, et place le Tchad sous les projecteurs.
Distinction qui dépasse les frontières tchadiennes
Le Tchad peut-il compter sur ses femmes pour porter ses ambitions énergétiques au-delà de ses frontières ? La distinction décernée à Djalila Abdoulrahim, à l’occasion du PADEV Kigali 2026, apporte un éclairage sur cette question. Du 21 au 25 octobre, la capitale rwandaise a accueilli cette rencontre consacrée à la reconnaissance des personnalités africaines dont les parcours et les réalisations contribuent au développement du continent.
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Dans la catégorie « Étoile d’Afrique », la dirigeante de la SHT a été récompensée par le prix de la meilleure manager africaine dans le secteur des hydrocarbures et des ressources énergétiques. Une consécration qui met en avant son parcours professionnel, son leadership et son rôle à la tête d’une entreprise publique occupant une place importante dans l’économie tchadienne.
Pour le Tchad, cette reconnaissance représente une occasion de valoriser ses compétences nationales dans un secteur où les enjeux économiques, industriels et énergétiques sont considérables.
SHT, au cœur des ambitions énergétiques du Tchad
Au-delà du parcours de sa directrice générale, cette distinction remet en lumière les défis auxquels la Société des hydrocarbures du Tchad est confrontée. Dans un pays où le pétrole constitue une ressource majeure, la gestion des activités liées aux hydrocarbures représente un enjeu essentiel pour les recettes publiques, le développement industriel et les perspectives économiques.
Djalila Abdoulrahim évolue ainsi dans un environnement où les attentes sont élevées. La performance d’une entreprise publique ne se mesure pas uniquement aux distinctions reçues, mais également à sa capacité à améliorer sa gouvernance, à renforcer son efficacité et à contribuer durablement à l’économie nationale.
Le prix du PADEV constitue donc une reconnaissance symbolique. Il reste toutefois à inscrire cette visibilité dans une dynamique de résultats concrets, au bénéfice de l’entreprise et du pays.
Leadership féminin à l’épreuve des responsabilités
Dans un secteur énergétique où les postes de décision demeurent particulièrement exigeants, cette distinction met également en avant la place des femmes dans les sphères dirigeantes africaines. Djalila Abdoulrahim devient ainsi une figure susceptible d’encourager d’autres femmes à investir les métiers techniques, industriels et stratégiques.
Cette reconnaissance porte aussi un message : les compétences féminines ont leur place au sommet des entreprises et des institutions qui façonnent l’avenir économique du continent. Mais la symbolique ne suffit pas. La promotion du leadership féminin doit s’accompagner d’opportunités réelles, d’un accès équitable aux responsabilités et d’une reconnaissance fondée sur les résultats.
Entre gratitude et devoir de résultats
Au lendemain de cette distinction, la direction générale de la SHT et ses collaborateurs ont exprimé leur gratitude à la Fondation PADEV pour cette reconnaissance. La dirigeante a également remercié les plus hautes autorités tchadiennes, notamment le président de la République, le maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, pour la confiance placée en elle à travers sa nomination à la tête de la société.
Djalila Abdoulrahim n’a pas effectué personnellement le déplacement pour recevoir le prix. Elle s’est fait représenter à Kigali par le chef de la cellule Communication et Relations publiques de la SHT.
Au-delà de la cérémonie, cette distinction rappelle que la reconnaissance internationale constitue autant un honneur qu’une responsabilité. Pour la SHT, le défi demeure de transformer cette visibilité en progrès mesurables. Pour le Tchad, l’enjeu est de faire de ses talents, notamment féminins, des acteurs durables de sa transformation économique et énergétique.
Martin HIGDE NDOUBA

