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Apprendre à tout âge : le Togo renforce sa lutte contre l’analphabétisme

Au Togo, l’alphabétisation constitue un levier d’autonomie et d’inclusion sociale. Pour permettre aux adultes et aux jeunes éloignés du système éducatif d’acquérir des compétences fondamentales, le pays mise sur des programmes adaptés aux réalités locales. Mais l’insuffisance des financements reste un défi pour atteindre les objectifs fixés.

Savoir lire, écrire et calculer ouvre des possibilités dans la vie quotidienne, l’entrepreneuriat et la participation à la vie communautaire. Pourtant, plus de 1,3 million de Togolais seraient encore analphabètes, selon les données rapportées par les médias nationaux. Les femmes et les populations rurales figurent parmi les groupes les plus concernés.

Pour inverser cette tendance, le Togo a adopté la Stratégie nationale d’alphabétisation et d’éducation non formelle (SNAENF) 2024-2028. Cette initiative vise à élargir l’accès à l’apprentissage, à améliorer la qualité des formations et à renforcer les mécanismes de financement.

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Les programmes proposés s’appuient sur plusieurs langues, dont le français, l’éwé, le kabyè, le tem et le ben. Cette diversité linguistique permet de rapprocher les apprentissages des réalités des bénéficiaires. L’ambition est également de développer des compétences utiles à leur insertion économique et sociale.

La stratégie prévoit aussi l’implication de différents acteurs, tels que  les organisations de la société civile, les collectivités territoriales et les partenaires au développement. Cette approche doit contribuer à étendre les possibilités de formation et à renforcer les actions menées sur le terrain.

Toutefois, le financement demeure un obstacle important. Pour la période 2024-2025, 4 milliards de FCFA étaient prévus pour soutenir le sous-secteur, mais seulement 403 millions ont été mobilisés. Un écart qui souligne la nécessité de renforcer les ressources disponibles.

Face à cette situation, les autorités togolaises entendent intensifier les démarches auprès des partenaires techniques et financiers et explorer d’autres mécanismes de mobilisation des ressources.

À l’horizon 2028, l’objectif est de faire de l’alphabétisation un véritable instrument d’émancipation économique, sociale et culturelle. La poursuite de cet engagement dépendra notamment de la capacité des acteurs publics et privés à unir leurs efforts pour donner à davantage de personnes les moyens d’apprendre et de gagner en autonomie.

Sandrine TCHAMIE 

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