Marché de Kharkandjié : sécurité alimentaire sous surveillance
À N’Djamena, la Police sanitaire municipale poursuit ses actions de sensibilisation pour améliorer l’hygiène dans les marchés. Le jeudi 8 octobre 2026, une opération menée à Kharkandjié a ciblé la protection des farines contre la poussière et les contaminations, ainsi que la cohabitation entre les commerces alimentaires et les activités de coiffure. Un enjeu majeur de santé publique dans un contexte où l’insalubrité peut favoriser plusieurs maladies.
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Au marché de Kharkandjié, les commerçants rappelés à leurs responsabilités
La sécurité alimentaire demeure une préoccupation importante dans les marchés de N’Djamena. Le jeudi 8 octobre 2026, la Police sanitaire municipale s’est rendue au marché de maïs de Kharkandjié pour sensibiliser les commerçants aux bonnes pratiques d’hygiène.
Au cœur de cette intervention : la protection des farines contre la poussière et les différentes sources de contamination. Ces produits, largement consommés par les ménages, doivent être conservés dans des conditions qui limitent les risques sanitaires. Leur exposition à l’air libre, aux mains souillées, aux insectes ou à des surfaces sales peut compromettre leur qualité.
Les agents ont également interpellé les coiffeurs présents à proximité des points de vente alimentaires. Ils ont été invités à éloigner leurs activités des espaces consacrés à la commercialisation des denrées afin de réduire les risques de contamination.
Cette démarche rappelle que la sécurité alimentaire ne dépend pas uniquement de la qualité des produits vendus. Elle repose aussi sur la propreté des lieux, les conditions de conservation et la séparation des activités susceptibles de compromettre l’hygiène.
L’insalubrité, une porte ouverte aux maladies
Dans les marchés, l’accumulation des déchets, la présence d’insectes, le manque d’eau potable et les mauvaises conditions de conservation peuvent favoriser la transmission de maladies.
Les aliments contaminés peuvent notamment provoquer des maladies diarrhéiques, des gastro-entérites et des intoxications alimentaires. Selon les agents pathogènes en cause, les symptômes peuvent aller des douleurs abdominales aux vomissements et aux diarrhées sévères, avec un risque accru de déshydratation chez les enfants et les personnes vulnérables.
Lorsque les aliments ou l’eau sont contaminés par des matières fécales, certaines infections, notamment le choléra, peuvent également se propager. Toutefois, la présence de déchets dans un marché ne signifie pas automatiquement qu’une épidémie va survenir : le risque dépend notamment des conditions d’assainissement, de la qualité de l’eau et des pratiques de manipulation des aliments.
À Kharkandjié, la sensibilisation à la sécurité alimentaire constitue donc une mesure préventive essentielle. Protéger les farines, maintenir les étals propres, utiliser des récipients adaptés et éloigner les sources de contamination sont autant de gestes susceptibles de réduire les risques pour les consommateurs.
Sensibiliser, mais aussi contrôler durablement
Si les campagnes de sensibilisation sont nécessaires, leur efficacité dépend de leur régularité et du respect des règles après le départ des agents. Les commerçants doivent appliquer les consignes au quotidien, tandis que les autorités municipales sont appelées à assurer un suivi et à intervenir lorsque les pratiques dangereuses persistent.
La sécurité alimentaire exige également des infrastructures adaptées : accès à l’eau potable, gestion régulière des déchets, assainissement des espaces de vente et installations permettant de conserver les denrées dans de bonnes conditions.
L’opération menée au marché de maïs de Kharkandjié illustre ainsi le rôle de la Police sanitaire municipale dans la prévention des risques liés à l’insalubrité. Mais au-delà des descentes ponctuelles, le défi consiste à inscrire l’hygiène dans les habitudes des vendeurs et des consommateurs.
Car, derrière chaque étal, il y a des familles qui achètent de quoi se nourrir. Garantir la sécurité alimentaire dans les marchés de N’Djamena ne relève donc pas seulement de la propreté : c’est une exigence de santé publique qui engage les commerçants, les autorités et l’ensemble de la population.
Martin HIGDE NDOUBA

