Paludisme au Burkina Faso : l’INSD lance une nouvelle enquête sur les indicateurs
Le paludisme au Burkina Faso fait l’objet d’une nouvelle enquête nationale lancée le mardi 29 septembre 2026 à Ouagadougou par l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD), en collaboration avec le ministère de la Santé. L’opération porte également sur les hépatites virales B et C et vise à produire des données actualisées et représentatives.
Une enquête pour actualiser les données sanitaires
L’enquête sur les indicateurs du paludisme et des hépatites B et C au Burkina Faso (EIPH-BF 2026) doit permettre de mieux documenter le paludisme au Burkina Faso et de mesurer les progrès réalisés dans les actions de lutte.
Elle doit aussi fournir des informations utiles à l’orientation des politiques et programmes de santé aux niveaux national et régional.

Cette enquête intervient dans un contexte où le paludisme reste l’une des principales causes de consultation, d’hospitalisation et de décès dans le pays.
Les données recueillies devraient ainsi permettre de mieux apprécier la situation sanitaire et les besoins en matière de lutte contre la maladie.
L’EIPH-BF 2026 permettra également de disposer de données actualisées sur les facteurs liés à la prévention, au dépistage et à la prise en charge du paludisme et des hépatites B et C.
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Près de 8 000 ménages concernés
Pour documenter le paludisme au Burkina Faso, l’enquête couvrira 7 800 ménages répartis sur l’ensemble du territoire national. Plus de 18 000 femmes et hommes âgés de 15 à 64 ans seront interrogés, tandis que plus de 15 000 enfants de six mois à neuf ans seront testés pour le paludisme.
L’opération permettra également de recueillir des données sur les hépatites B et C, considérées comme une préoccupation croissante de santé publique.

L’objectif est de disposer d’informations fiables pour renforcer la prévention, le suivi et la prise en charge.
Selon le ministre de la Santé, Dr Robert Lucien Kargougou, cette initiative constitue une étape importante dans la consolidation des politiques de santé publique.
Les nouvelles données devraient notamment contribuer à mieux orienter les interventions contre le paludisme au Burkina Faso.
Bibata NAON