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COP17 : Amsadene Maide Hangatta porte la voix du Tchad

À Oulan-Bator, en Mongolie, le Tchad ne participe pas à la COP17 pour le simple exercice diplomatique. Face à l’avancée de la désertification, à la dégradation des terres et à la pression croissante sur les ressources naturelles, le pays doit faire entendre une voix forte et surtout défendre des engagements capables de produire des résultats sur le terrain.

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Présence parlementaire qui doit peser

L’Assemblée nationale du Tchad prend part à la COP17, consacrée à la lutte contre la désertification et à la gestion durable des terres. Le pays est représenté par la députée Amsadene Maide Hangatta, Coordinatrice du Réseau des parlementaires pour l’environnement et le développement durable (REPAR), ainsi que par le député Tchoroma Alhadj, Président de la Commission Environnement de l’Assemblée nationale.

Cette représentation parlementaire est loin d’être anodine. Elle intervient dans un contexte où le Tchad est directement confronté aux conséquences de la dégradation environnementale : terres agricoles fragilisées, pression sur les ressources en eau, dégradation des pâturages et vulnérabilité accrue des populations rurales.

À la COP17, les représentants de 197 parties prenantes échangent sur les moyens de répondre à ces défis. Pour le Tchad, l’enjeu est désormais de transformer cette tribune internationale en opportunité politique et technique.

Ne plus seulement constater, mais agir

La désertification n’est plus une menace lointaine. Elle touche progressivement les équilibres économiques et sociaux du pays. Lorsque les terres perdent leur fertilité, ce sont les agriculteurs qui voient leurs rendements diminuer. Lorsque les pâturages se dégradent, les éleveurs sont davantage exposés à la compétition autour des ressources.

C’est pourquoi la COP17 doit dépasser les déclarations de principe. Le Tchad a besoin de financements, de technologies adaptées, de programmes de restauration des terres et d’une véritable politique de gestion des ressources naturelles.

Les parlementaires tchadiens présents à Oulan-Bator ont donc une responsabilité particulière : porter les préoccupations des populations et défendre des mécanismes permettant de financer durablement les actions environnementales.

Défi tchadien se joue aussi sur le terrain

La participation à la COP17 ne doit pas s’arrêter aux salles de conférence. Elle doit se prolonger dans les provinces, les villages et les zones agricoles où les effets de la dégradation des terres sont déjà visibles.

Le Tchad dispose d’un potentiel considérable en matière agricole, pastorale et forestière. Mais ce potentiel restera théorique si les sols continuent de se dégrader et si les ressources naturelles sont exploitées sans stratégie de long terme.

La COP17 doit ainsi servir de levier pour accélérer la restauration des terres, renforcer la résilience des communautés et mieux anticiper les effets du changement climatique.

Une bataille pour les générations futures

À travers la COP17, le Tchad doit rappeler une réalité simple : protéger les terres, c’est protéger l’avenir. La lutte contre la désertification ne peut être une politique secondaire. Elle conditionne la sécurité alimentaire, la stabilité sociale et les perspectives économiques du pays.

La COP17 offre donc au Tchad une tribune, mais surtout une responsabilité. L’urgence n’est plus de multiplier les engagements. Elle est de les traduire en actions mesurables, financées et visibles sur le terrain. À Oulan-Bator, la voix tchadienne doit être entendue. Mais au retour, elle devra surtout être suivie d’effets.

Martin HIGDE NDOUBA

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