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Burkina Faso : emploi au cœur de la réforme

Au Burkina Faso, le gouvernement poursuit sa réforme de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. Réuni en Conseil des ministres, l’exécutif a adopté un décret instituant un répertoire général des métiers de la formation professionnelle. Cette nouvelle feuille de route entend aligner les cursus de formation sur les besoins réels de l’économie nationale et renforcer l’employabilité des jeunes dans quatorze secteurs jugés prioritaires.

Burkina Faso mise sur une formation adaptée

Face à un marché du travail en constante mutation, Burkina Faso cherche à réduire le décalage entre les formations dispensées dans les établissements techniques et les compétences recherchées par les employeurs. C’est dans cette logique que le Conseil des ministres a validé un décret portant création du Répertoire général des métiers de la formation professionnelle, un document appelé à servir de référence pour l’ensemble des filières de formation.

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Présentant le texte à l’issue du Conseil, le ministre de l’Enseignement secondaire, de la Formation professionnelle et technique, Moumouni Zoungrana, a expliqué que cette réforme permettra de mieux définir les métiers à enseigner et d’orienter les investissements publics vers les secteurs les plus porteurs.

Selon lui, ce répertoire constitue une réponse aux exigences de transformation économique du pays. L’objectif est de faire en sorte que les jeunes sortant des centres de formation disposent de compétences directement exploitables sur le marché de l’emploi, réduisant ainsi le chômage et le sous-emploi.

Quatorze secteurs prioritaires pour accompagner la transformation économique

Le nouveau répertoire identifie quatorze domaines considérés comme stratégiques pour le développement du Burkina Faso. Parmi eux figurent l’agriculture, l’élevage, les mines, l’artisanat, la santé, la communication, la sécurité ainsi que la transition digitale.

Ces filières ont été retenues en raison de leur potentiel de création d’emplois, de leur contribution à la croissance économique et de leur rôle dans la souveraineté nationale. Le gouvernement entend désormais concentrer ses efforts sur ces secteurs afin de mieux répondre aux besoins des entreprises, des collectivités et des administrations publiques.

Au-delà d’une simple réorganisation pédagogique, cette réforme traduit une volonté de rapprocher davantage le système éducatif du tissu économique. Elle ambitionne également d’encourager l’entrepreneuriat des jeunes et de soutenir la modernisation de plusieurs activités productives.

Pour les autorités, il ne s’agit plus seulement de former, mais de préparer une main-d’œuvre qualifiée capable d’accompagner les grandes priorités de développement du Burkina Faso. Dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et économiques, l’exécutif mise sur le capital humain comme levier de résilience et de croissance.

En dotant le pays d’un Répertoire général des métiers, Burkina Faso franchit ainsi une nouvelle étape dans la refonte de son système de formation professionnelle. Le succès de cette réforme dépendra désormais de sa mise en œuvre, de l’adaptation des établissements aux nouveaux référentiels et de la capacité des secteurs concernés à absorber les futurs diplômés.

Martin HIGDE NDOUBA

Source : Direction de la Communication Burkina Faso

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