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Niger : agriculture et électricité, deux piliers de la refondation

Au moment où les autorités accélèrent la mise en œuvre du programme de refondation, le Niger enregistre un soutien financier de taille. La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) met sur la table 60,6 milliards de francs CFA destinés à deux secteurs jugés stratégiques : l’irrigation agricole et la production d’électricité. Deux investissements qui traduisent la volonté des autorités de bâtir une économie plus résiliente face aux défis climatiques et énergétiques.

Agriculture et énergie au menu d’investissements

Le Niger franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de transformation économique. Mardi à Niamey, le gouvernement et la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) ont signé deux conventions de financement d’un montant global de 60,6 milliards de francs CFA, soit environ 105 millions de dollars. La cérémonie s’est déroulée en présence du Premier ministre, Ali Mahaman Lamine Zeine, et du président de la BOAD, Serge Ekue.

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Le premier accord, d’une valeur de 30 milliards de francs CFA, est destiné à l’Office national des aménagements hydro-agricoles. Il permettra d’acquérir des équipements modernes d’irrigation afin d’étendre les superficies cultivables et d’améliorer la productivité agricole. Dans un pays où les aléas climatiques fragilisent régulièrement les récoltes, cette initiative vise à sécuriser les productions et à réduire la dépendance aux précipitations.

La seconde convention, estimée à 30,6 milliards de francs CFA, bénéficie à la Société nigérienne d’électricité (Nigelec). Les ressources serviront à financer une unité de production électrique d’une capacité de 23 mégawatts. L’objectif est de renforcer l’offre énergétique afin d’accompagner la croissance économique et de répondre à une demande en constante progression.

Pour les autorités, ces deux projets s’inscrivent pleinement dans les priorités du programme de refondation de la République. Le ministre des Finances, Laouali Abdou Rafa, a souligné que ces investissements contribueront à moderniser l’agriculture, à soutenir la transformation des produits agro-sylvo-pastoraux et à favoriser l’industrialisation.

Au-delà des chiffres, ces financements traduisent une ambition plus large : donner au Niger les moyens de produire davantage, de transformer localement ses ressources et de créer des emplois durables. Le renforcement de l’irrigation devrait également améliorer la sécurité alimentaire, tandis que l’augmentation des capacités de production électrique pourrait réduire les contraintes énergétiques qui freinent encore le développement industriel.

Dans un contexte régional marqué par de profondes mutations économiques et géopolitiques, ces investissements apparaissent comme un signal fort de confiance envers le Niger. Ils témoignent aussi du rôle que la BOAD entend jouer dans l’accompagnement des États membres de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) engagés dans des politiques de transformation structurelle.

Si leur mise en œuvre respecte les délais annoncés, ces projets pourraient constituer un levier important pour accélérer la croissance, renforcer la souveraineté économique et conforter les ambitions du Niger de bâtir un modèle de développement fondé sur la valorisation de ses ressources et la modernisation de ses infrastructures. Le Niger joue ainsi une nouvelle carte dans sa quête d’une croissance durable et inclusive.

Martin HIGDE NDOUBA

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