Tchad : la Banque mondiale au chevet des ambitions minières
Au-delà d’une simple rencontre protocolaire, l’entretien entre la ministre des Mines, du Pétrole et de la Géologie, Fatimé Haram Açyl, et le représentant résident de la Banque mondiale au Tchad ouvre une nouvelle étape dans la coopération autour du secteur extractif. Entre gouvernance, investissements et diversification économique, les deux parties affichent une volonté commune de faire des ressources naturelles un véritable levier de développement.
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Partenariat tourné vers les investissements et la gouvernance
Le gouvernement tchadien entend accélérer la transformation de son secteur extractif en s’appuyant sur des partenaires techniques et financiers de premier plan. C’est dans cette dynamique que la ministre des Mines, du Pétrole et de la Géologie, Fatimé Haram Açyl, a reçu, mercredi 22 juillet 2026 à N’Djamena, le représentant résident de la Banque mondiale au Tchad, Farouk Mollah Banna.
Cette rencontre s’inscrit dans une volonté de consolider une coopération déjà engagée entre le ministère et la Banque, à un moment où le Tchad cherche à mieux valoriser son potentiel minier et pétrolier tout en améliorant la gouvernance du secteur. Les discussions ont porté sur plusieurs axes jugés prioritaires, notamment la promotion des investissements, l’exploration géologique, le développement des infrastructures et le renforcement des capacités institutionnelles.
Pour les autorités tchadiennes, ces différents chantiers sont indispensables afin de créer un environnement favorable aux investisseurs et d’assurer une exploitation plus responsable des ressources naturelles. La Banque mondiale apparaît ainsi comme un partenaire stratégique capable d’apporter un appui technique, financier et institutionnel aux réformes engagées.
Faire des ressources naturelles un moteur de diversification économique
Au cours des échanges, la Banque mondiale a réaffirmé sa disponibilité à accompagner les projets structurants portés par le ministère des Mines. Cet engagement intervient dans un contexte où le Tchad ambitionne de réduire sa dépendance aux revenus pétroliers en développant davantage son potentiel minier et en encourageant une gestion plus transparente des ressources.
De son côté, Fatimé Haram Açyl a insisté sur l’importance de ce partenariat pour bâtir un secteur extractif plus compétitif et plus durable. Selon la ministre, une coopération renforcée avec la Banque permettra non seulement d’améliorer la gouvernance des industries extractives, mais aussi de favoriser la création d’emplois, le transfert de compétences et l’émergence de nouvelles opportunités économiques.
Cette vision s’inscrit dans la stratégie nationale de diversification économique, qui vise à transformer les richesses du sous-sol en véritable moteur de croissance inclusive. Dans cette perspective, la Banque mondiale demeure un acteur incontournable pour accompagner les réformes, soutenir les investissements et contribuer à une exploitation durable des ressources naturelles au bénéfice des populations tchadiennes.
Martin HIGDE NDOUBA

